Le CVFE vous invite à découvrir ses nouvelles analyses et études 2015 :

  1. ANALYSES

On trouvera nos analyses ICI

EP2015-1/Un dispositif de ligne D’écoute « Violences conjugales » en Fédération Wallonie-Bruxelles : quelle plus-value pour le combat contre les violences de genre ?

L’installation d’une ligne d’écoute gratuite « violences conjugales » a été revendiquée par un réseau d’associations concernées par la lutte contre les violences faites aux femmes, au sein duquel le CVFE a été très actif. Nous considérions qu’un tel outil allait permettre d’amplifier la rencontre avec les publics concernés, rendre plus visible une action politique globale de lutte contre les violences conjugale sur tout le territoire francophone et recueillir des données statistiques inédites sur cette problématique.

EP2015-2/Ecriture, pratiques d’éducation permanente et savoirs féministes

Faire émerger de nouveaux savoirs féministes à partir des réalités vécues par les femmes aujourd’hui, ainsi peut se formuler un enjeu important de l’éducation permanente. Cette analyse témoigne d’une expérience de recherche menée avec un public de femmes victimes de violences conjugales, touchées par les lois de l’immigration, qui montre comment à partir de l’écriture collective, pour peu qu’on ose s’y frotter, peut se déployer une forme de maîtrise du monde qui nous entoure et de sa propre vie.

EP2015-3/Médias audiovisuels : où sont les femmes ?

En cette année 2015, le CSA français se mobilise contre les inégalités de représentation existant entre les femmes et les hommes au sein des médias audiovisuels. Un certain nombre d’initiatives devraient être prises pour rééquilibrer la présence des femmes sur les écrans par rapport à celle – très dominante -, des hommes, induisant cette question : mesures efficaces ou initiatives purement symboliques, sans portée réelle ?

EP2015-4/Violences subies, violences agies : des victimes en mouvement.

Dans le travail mené au CVFE, les femmes et les enfants sont considérés comme des victimes agissantes, qui peuvent parfois adopter des comportements violents dans une tentative (bien qu’inopérante) de rétablir un équilibre plus satisfaisant. Il faut oser parler des violences agies par les femmes dans ces circonstances toujours difficiles. Mais plus encore, il faut accepter, dans le travail réalisé auprès d’elles, ce temps durant lequel ces violences sont agies, un temps nécessaire pour les accompagner et les aider à cheminer vers plus d’autonomie et de liberté.

EP2015-5/Experts en séduction et culture du viol

Alors que sont publiées en France des statistiques faisant état d’une augmentation inquiétante des faits de viols et de harcèlements sexuels à l’encontre des femmes, des individus se présentant comme des « experts en séduction » gagnent de l’argent en « coachant » des hommes ayant des difficultés à aborder les femmes, ce qui se traduit pour eux par le fait de faire l’apologie du viol. Des comportements injustifiables qui s’inscrivent dans un contexte de banalisation des agressions sexuelles qu’on nomme la « culture du viol ».

EP-2015-6/Qu’en penseraient les femmes de la FN ?

En février 1966, 3000 ouvrières de la Fabrique Nationale d’armes de guerre de Herstal se mettent en grève et revendiquent l’égalité salariale. Aujourd’hui, en 2015, en Belgique, l’écart salarial sur base annuelle s’élève à 22% et les femmes subissent toujours des inégalités dans le monde du travail. L’analyse qui suit portera sur la défense des droits des femmes et sur la remise en question actuelle du droit de grève par les forces conservatrices.

EP-2015-7/Nos associations sont-elles des oubliettes de la guerre des sexes ou des chambres d’écoute des inégalités de genre ?

Comment les violences conjugales s’articulent-elles avec précarité, pauvreté et exclusion ? Comment accompagner les victimes présentes dans les maisons d’accueil quand les discriminations multiples qu’elles subissent dans le contexte social où nous travaillons les privent de droits fondamentaux ? Une analyse accompagnant une communication au colloque organisé le 19 novembre 2015 à Monceau-Fontaines par le Foyer familial de Charleroi, sur le thème « Les précarités au féminin ».

EP-2015-8/La position du chercheur engagé en éducation permanente

Un des aspects de la démarche du chercheur en éducation permanente consiste à définir son type d’implication personnelle dans son sujet de recherche. Le questionnement de soi en tant que préalable à la coopération avec le public populaire qui fait l’objet de cette analyse s’inscrit dans le cadre de la préparation d’un travail en groupe qui sera à la source d’une écriture collective au sein du CVFE.

EP-2015-9/Comment un quartier peut-il se mobiliser contre la violence conjugale et intrafamiliale ?

Le projet uruguayen de «La Pitanga, collectif de voisins et voisines pour une vie libre de violences» a suscité un grand intérêt au CVFE, lui-même implanté depuis 2005 dans un quartier populaire, riche d’une grande diversité ethnique, doté d’un réseau associatif dense et varié. A travers les actions citoyennes qu’il a mises en place, ce collectif de la banlieue de Montevideo lutte contre la violence domestique et pour l’égalité des droits, pour les mêmes droits et opportunités dans le respect des différences. Dans un contexte où la violence de genre est très présente et où le milieu associatif n’obtient pas des ressources suffisantes pour agir contre elle, la mobilisation des habitant-e-s d’un quartier populaire, comptant sur leurs propres ressources, s’avère capable de transformer les mentalités.

EP-2015-10/La Convention d’Istanbul : une volonté européenne de protéger les femmes, les enfants et les femmes migrantes des violences intrafamiliales

Proposée par le Conseil de l’Europe et entrée en vigueur en 2014, la Convention d’Istanbul est un texte juridique important concernant la lutte contre les violences faites aux femmes. Fortement imprégnée par les notions de genre et de domination patriarcale, particulièrement soucieuse de protéger les femmes sans papier et demandeuses d’asile, cette Convention aborde de façon très large la lutte contre les violences domestiques. Une occasion d’esquisser un état des lieux critique de la lutte contre la violence conjugale en Belgique francophone au regard des prescriptions de la Convention.

EP-2015-11/Sexisme ordinaire et liberté d’agir des femmes : exploration des effets de l’apprentissage de l’autodéfense féministe pour obtenir plus d’égalité concrète

L’identité du CVFE est associée à la lutte contre la violence conjugale, aux services d’aide qui sont proposés aux femmes victimes, aux enfants qui les accompagnent et à leur entourage, ainsi qu’aux multiples activités d’éducation permanente réalisées avec des femmes aux profils et aux besoins variés. Ce faisant, le CVFE est engagé dans un objectif de transformation sociale. En menant ces actions, il vise des progrès très concrets pour plus d’égalité. Cette analyse explore certaines bonnes pratiques que le CVFE a développées en éducation permanente pour conscientiser les femmes à leur assujettissement et aux mécanismes de la domination sexiste.

EP-2015-12/ Itinéraire d’un groupe féministe citoyen : comment s’y élaborent les idées collectives et les mises en action autour d’une visée commune ?

Poser un regard critique sur le fonctionnement et les réalisations d’un groupe citoyen et féministe, Ginger, à partir d'entretiens avec ses membres est une forme d'auto-évaluation qui s'inscrit dans une logique de pensée critique et d'expérimentation de la démocratie participative.

EP-2015-13/« Femmes contre le féminisme » ou l’antiféminisme ordinaire

On peut être femme et se déclarer antiféministe. C’est même le cas d’un mouvement qui s’exprime depuis deux ans avec un certain succès sur Facebook sous le nom de « Women against feminism » (« Femmes contre le féminisme »). On connaissait le féminisme conservateur et le masculinisme, mais comment interpréter ce nouvel antiféminisme, qu’on peut qualifier d’« ordinaire » et qui est souvent le fait de femmes jeunes et cultivées ? C’est la question sur laquelle se penche l’analyse qu’on va lire.

EP-2015-14/Violence conjugale et souffrance au travail : comment renforcer les politiques de lutte contre la violence entre partenaires par des politiques de bien-être au travail ?

Dénoncer la violence conjugale aux côtés des victimes est un contexte professionnel comportant des risques pour la santé. Comprendre mieux ce qui se joue dans le vécu quotidien des travailleuses/-eurs permet à une association engagée d’agir pour prévenir ces risques ou pour en réduire les conséquences négatives. Au CVFE, nous souhaitons voir plus loin, grâce à l’expertise des travailleuses dans le combat contre les inégalités. Par exemple, la notion de « fatigue de compassion », utilisée dans les ateliers participatifs, s’intégrera judicieusement au contenu des formations destinées aux professionnels-relais.

EP-2015-15/Orange et blanc : des couleurs de campagne pour combattre la violence envers les femmes

Chaque hiver, deux campagnes internationales viennent nous rappeler la nécessité de dénoncer les violences perpétrées contre les femmes. Elles ont choisi des dates symboliques pour s’implanter. La Campagne orange, décrétée par l’ONU, s’adresse à tous les publics - militants, organisations, institutions - et saisit l’occasion pour diffuser des connaissances sur les types, l’ampleur et les conséquences majeures de ces violences. La Campagne du Ruban blanc s’adresse avant tout aux hommes. Quelle vision de la problématique est transmise par ces campagnes au grand public ? Quelles sont, pour les femmes concernées, les conséquences positives concrètes de ces campagnes ? Quelles connexions établir avec les actions d’Education permanente menées par le CVFE ?

EP-2015-16/ Comment et pourquoi les politiques en matière de chômage affectent-elles davantage les femmes que les hommes ?

Les mesures très défavorables aux femmes prises par nos deux derniers gouvernements ne constituent pas une nouveauté. Il s’agit au contraire d’une tradition bien ancrée dans notre pays. Des 48 gouvernements qui se sont succédés en Belgique depuis 1945, tous ont au moins une fois légiféré de manière discriminatoire concernant l’indemnisation des femmes sans emploi ou travailleuses à temps partiel. La présente analyse se penche sur ces nombreuses mesures injustes qui ont touché les femmes.

 2. ETUDES

On trouvera l’étude suivante ICI

  • Les vécus spécifiques des enfants de 0 à 3 ans exposés aux violences conjugales. Une traversée des violences conjugales : de l’enfant à la mère, du privé au public, de la stigmatisation à la mixité, de l’exclusion à l’inclusion

Par Frédéric Bertin, Jean-Yves Nicolas

Depuis quelques années, les enfants des couples confrontés aux violences intrafamiliales ont été reconnus comme directement exposés et ont dès lors été considérés eux-mêmes comme des victimes. Envisagée dans l’optique de changement social propre au CVFE, cette recherche se penche sur l’analyse de leurs besoins spécifiques dans la perspective d’une action citoyenne visant à intégrer au mieux ces enfants à la population de leur quartier, tout en mettant en place des outils de formation susceptibles de disséminer cette expérience de manière plus large.

  • L'empowerment, entre puissance et impuissances. Le cas des violences conjugales et intrafamiliales

Par Jean-Yves Trépos (Université Nancy-Lorraine)

Le CVFE (Liège), Solidarité Femmes (La Louvière) et Praxis ont collaboré durant plusieurs années avec le sociologue français Jean-Yves Trépos (Université de Nancy-Lorraine) concernant le suivi d'une expérience de collaboration intersectorielle au sein des « Pôles de ressources spécialisées en violences conjugales et intrafamiliales ». A l'issue de cette collaboration, Jean-Yves Trépos a publié l'article suivant qui tire les enseignements de cette expérience à la lumière de la notion d’« empowerment », à laquelle le CVFE a consacré également plusieurs travaux.

(in Revue Sciences et Actions sociales, N°2, 2015, «Empowerment, participation, activation… Des concepts aux pratiques d’intervention sociale».)

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Par René Begon
Date: 02/01/2016 à 08:54

Photo d'Anne-Marie LizinLe Prix Théroigne de Méricourt 2015 a été attribué à titre posthume à Mme Anne-Marie Lizin au cours d’une cérémonie qui s’est déroulée le 8 décembre 2015, au Théâtre de Namur, en présence de M. Maxime Prévot, Vice-Président du Gouvernement wallon et Ministre des Travaux publics, de la Santé, de l'Action sociale et du Patrimoine, ainsi que d'une représentante de Mme Isabelle Simonis, Ministre des Droits des Femmes de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

Lors de l’hommage qui fut rendu à la femme politique récemment disparue, l’association organisatrice du prix, « Synergie Wallonie pour l’égalité entre les femmes et les hommes », a annoncé un changement de nom, le prix s’appelant désormais Prix Anne-Marie Lizin. La femme politique récemment disparue était en effet la présidente d’honneur de l’association Synergie.

Le onzième et dernier Prix Théroigne de Méricourt, une statuette de la sculptrice Geneviève Debaille, a donc été remis à l’époux de l’ancienne bourgmestre de Huy, M. Michel Lizin.

Le Prix Anne-Marie Lizin gardera néanmoins sa référence à la féministe Anne-Josèphe Théroigne de Méricourt, qui s’illustra durant la Révolution française et à la figure de laquelle Anne-Marie Lizin était très attachée. Pour les organisatrices, le lien entre les deux femmes est celui qui unit deux féministes et deux rebelles.

Les personnes ou associations nominées pour l'édition 2015 étaient au nombre de sept. C'est Mme Annie Masset, syndicaliste socialiste de combat et ardente défenseure des droits des femmes, qui a reçu le premier Prix Anne-Marie Lizin, une peinture de l'artiste spadoise Pascale Bronfort.Une image de la cérémonie

Les autres nominés étaient:

  • Notre association, le CVFE;
  • La « Maison des femmes d’ici et d’ailleurs », de Liège (projet interculturel des FPS) 
  • « Mompreneurs », réseau de soutien à l’entreprenariat féminin 
  • Mme Chris Paulis, anthropologue féministe de l’ULg 
  • Mme Bénédicte Philippart de Foy, créatrice d’un réseau wallon de femmes entrepreneures, FAR (Femmes actives en réseau) 
  • Mme Christine Wilwerth, magistrate, Procureur du Roi de Verviers.

Comme le Prix Théroigne de Méricourt, le Prix Anne-Marie Lizin récompense « une personnalité féminine ou un groupement de femmes, résidant ou actif en Wallonie et luttant pour faire triompher le droit des femmes et l’égalité des genres ou favoriser l’autonomie d’autres femmes. Il consiste en une œuvre réalisée par une artiste de Wallonie ».

Photo: entourée de Mme Christiane Labarre (Synergie Wallonie), de M. Maxime Prévot (Ministre wallon), de Mme Marisa Giancane (directrice au CVFE) et de Mme Reine Marcelis (présidente de Synergie Wallonie), Anne Delepine, directrice au CVFE, prend la parole au nom de notre association (Photo Synergie Wallonie).

Par René Begon
Date: 13/12/2015 à 10:23

Le CVFE a été retenu parmi les sept personnes ou associations nominées pour le Prix Théroigne de Méricourt, décerné chaque année par Synergie Wallonie pour l’égalité des femmes et des hommes.

Le prix Théroigne de Méricourt

Qu'il s'agisse des nominées ou de la lauréate, le prix Théroigne de Méricourt, créé en 2004, célèbre des personnalités féminines ou des associations (résidant/localisées ou actives en Wallonie) qui oeuvrent à faire triompher les droits des femmes, l'égalité entre Femmes et Hommes ou favorisent leur autonomie. Plus d'info

Le prix consiste en une œuvre réalisée par une artiste de Wallonie.

Synergie Wallonie pour l’égalité des femmes et des hommes

L’association qui décerne le prix Théroigne de Méricourt s'appelle « Synergie Wallonie pour l’égalité des femmes et des hommes ». Au départ antenne wallonne du CFFB (Conseil des Femmes francophones de Belgique), chargée des contacts avec le Gouvernement wallon, la Synergie a été reconnue par la Région comme porte-parole pour l’égalité Femmes-Hommes en Wallonie. Plus d'info

Logo de Synergie

 

 

 

 

 

 

 

Qui était Théroigne de Méricourt?

 Anne-Josèphe Théroigne de Méricourt, née Terwagne, a connu un destin extraordinaire : née en 1762 dans une famille de fermiers de Xhoris (entre Aywaille et Bomal), elle devint, par un enchaînement de circonstances rocambolesques, l’une des protagonistes les plus en vue de la Révolution française, à la fois célèbre et haïe, à l'instar d’Olympe de Gouges, l’auteure de la "Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne", qui fut guillotinée en novembre 1793. Anne-Josèphe Théroigne ne connut pas un sort beaucoup plus enviable, car elle fut déclarée folle et internée jusqu’à sa mort par un de ses frères désireux de mettre laThéroigne de Méricourt main sur sa fortune.

Plus d'info

Image: portrait d'Anne-Josèphe Théroigne de Méricourt

Remise du prix

La cérémonie de la remise du Prix Théroigne de Méricourt est fixée au 08 décembre 2015, à partir de 16h30, au foyer du Théâtre de Namur, Place du Théâtre, 2, 5000 Namur.

Cette cérémonie sera précédée d’un hommage à Anne-Marie Lizin en présence de nombreuses personnalités féministes, associations, amis, amies et du mari de l’ancienne présidente du Sénat.

Seront également présents Madame Isabelle Simonis, Ministre de l’Enseignement de promotion sociale, de la jeunesse, des Droits des femmes et de l’Egalité des Chances et Monsieur Maxime Prévot, Ministre des Travaux publics, de la Santé, de l'Action sociale et du Patrimoine et Ministre régional des Droits des femmes.

Déroulement de la séance:

 -      16h30 : Accueil

-      17h00 à 20h30 :

  • Hommage à Anne-Marie Lizin 
  • Présentation des nominées et de la personne sélectionnée pour le prix 2015
  • Présentation de l’artiste ayant réalisé l’œuvre remise

Le prix de cette année sera une oeuvre de l'artiste wallonne Pascale Bronfort.

 

Par René Begon
Date: 03/12/2015 à 19:38

Le logo de la campagneDans le cadre de la journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes du 25 novembre, la Fédération Wallonie-Bruxelles lance une campagne de lutte contre les violences dans les relations amoureuses chez les jeunes.

Sous le titre « Ne laisse personne décider en ton nom », il s’agit de sensibiliser les jeunes au fait qu’un amour trop possessif peut vite dériver vers une jalousie excessive, le besoin de contrôler l’autre, le harcèlement ou la violence.

L’amour ne peut jamais justifier la violence dans les relations amoureuses : autour de cette affirmation forte, la campagne met en ligne un site Internet d’information :

"Aime sans violence"Une affiche de la campagne

qui fournit des témoignages, des informations précises sur les différents aspects de la violence dans les relations amoureuses, des statistiques, etc. La campagne propose aussi des affiches parlantes et une séquence vidéo

Par René Begon
Date: 02/12/2015 à 06:32

Campagne de l'ONULa Journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes est célébrée le 25 novembre. C’est l’Assemblée générale de l'Organisation des Nations unies (ONU) qui a décidé fin 1999 de l’organisation annuelle de cette journée de sensibilisation. La date du 25 novembre a été choisie en mémoire de l'assassinat le 25 novembre 1960 des trois sœurs Mirabal, militantes politiques de République dominicaine (Saint-Domingue) (Wikipedia-fr).

Cette année, le Secrétaire général des Nations Unies a lancé la campagne « Tous UNIS pour mettre fin à la violence à l'égard des femmes » et il invite à « oranger le monde pour l'élimination de la violence à l’égard des femmes et des filles », la couleur orange ayant été choisie comme emblème de cette campagne.

Plus d'info

Au niveau mondial, les violences envers les femmes constituent un immense fléau qui prend des formes malheureusement nombreuses : violences physiques, sexuelles, psychologiques, viols, traite des êtres humains, exploitation sexuelle, mutilations génitales, mariages forcés, mariages d’enfants…

Quelques chiffres communiqués par l’ONU : dans le monde,

  • 35% des femmes et filles sont exposées à une forme de violence physique et/ou sexuelle au cours leur vie et 7 femmes sur 10 sont victimes d’abus dans certains pays.
  • On estime que plus de 133 millions de filles ont subi une forme de mutilation génitale féminine dans les 29 pays d'Afrique et du Moyen-Orient où la pratique dangereuse est la plus courante.
  • Dans le monde, plus de 700 millions de femmes aujourd’hui mariées l’ont été enfant, dont 250 millions avant l’âge de 15 ans. Les filles qui se marient avant l’âge de 18 ans ont moins de chances de finir leur scolarité et sont plus exposées à la violence domestique et aux complications liées à la grossesse.
  • Les coûts et conséquences dus à la violence à l’égard des femmes se font sentir sur plusieurs générations.

Plus d'info

A l’occasion du 25 novembre, ONU-Femmes a réalisé une infographie statistique éloquente, bien que très inquiétante, en ce qui concerne les diverses formes de violences envers les femmes et les jeunes filles.

Voir l'infographie

Pour la Belgique, les chiffres communiqués récemment par les services de la Ministre des Droits des Femmes et de l’Egalité des Chances de la FWB (Fédération Wallonie-Bruxelles) font également froid dans le dos :

  • 1 femme sur 7 a été confrontée à au moins un acte de violence commis par son (ex)-partenaire au cours des 12 derniers mois 
  • Environ 3000 viols sont enregistrés par an. Mais seulement 1 victime sur 10 porte plainte 
  • Chaque jour, 7 viols sont commis 
  • Plus de 13.000 femmes excisées et 4.000 fillettes à risque vivent sur le territoire belge 
  • En 2013, les statistiques policières ont recensé en Belgique 39.746 procès-verbaux relatifs à des faits de violences conjugales 
  • En 2013, les violences conjugales ont entraîné la mort de 162 personnes.

La Campagne du Ruban blanc

Le Ruban blancDu 25 novembre au 6 décembre se déroule également chaque année la Campagne du Ruban Blanc. Cette campagne rappelle le massacre de 14 jeunes filles perpétré par un masculiniste armé d'un fusil mitrailleur, le 6 décembre 1989, à l'Ecole Polytechnique de l'Université de Montréal. « En commémoration de ce drame, la campagne du Ruban Blanc (White Ribbon Campaign) est née au Canada en 1991 à l'initiative d'un groupe d'hommes qui, tout comme l'ensemble de l'opinion publique, a été bouleversé par ce tragique évènement. Ils ont souhaité réagir afin de faire changer les mentalités et de montrer leur opposition aux violences (physiques, sexuelles, morales, crimes d'honneur, mariage forcés, excisions,…) ».

L'homme qui porte le ruban blanc veut exprimer qu'il condamne la violence masculine à l'égard des femmes et s'engage à la dénoncer au cas où il en serait témoin.

Plus d'info

Dans notre région, plusieurs institutions participent à la campagne du Ruban Blanc, notamment la province et la ville de Liège.

Depuis 13 ans, la Ville de Liège soutient activement la campagne. Au sein du personnel, des agents référents sont sensibilisés (notamment par le CVFE) aux violences envers les femmes de façon à pouvoir fournir de l’information à leurs collègues.

Pour l’édition 2015, deux sportifs renommés, Axel Witsel et Nacer Chadli, ont accepté de soutenir le message. Le dimanche 22 novembre 2015, les objectifs de la campagne ont été rappelés à l’entame du match Standard-Courtrai et des cartes postales et des pin’s Manif contre la violence sexisteRuban blanc distribués aux supporters présents à Sclessin.

Plus d'info

Précarité économique et sociale des femmes

Enfin, on n’insistera jamais assez sur le fait que les femmes sont systématiquement les premières victimes de toutes les crises, notamment économiques, et des politiques d’austérité qui leur succèdent. En plus des violences dans le couple, la pauvreté, pour elles et leurs enfants (notamment pour les cheffes de famille monoparentales), la précarité sociale, les discriminations professionnelles et de genre, le mal-logement constituent malheureusement souvent leur quotidien.

Lire notre analyse en ligne

(Photo dziriya.net)

 

 

Par René Begon
Date: 25/11/2015 à 12:08