Fight SexismeBien réagir à l'agressivité ou au harcèlement dans la vie de tous les jours (en rue, dans les transports en commun, au travail, dans la famille et dans le couple), se sentir plus forte et respectée, oser sortir de chez soi sans avoir peur, cela s'apprend grâce aux techniques d'autodéfense émotionnelles, physiques et verbales pour les femmes, basée sur la pratique du Seito Boei.Le Seito Boei en action

Le prochain stage d'autodéfense grand public proposé par le secteur Education permanente du CVFE se déroulera les CINQ vendredis matins suivants :

13, 20, 27 novembre et 04 et 11 décembre 2015, de 9 h à 12h.

La formation est gratuite.

Elle se déroule à la maison du CVFE, rue Maghin, 11 à B-4000 Liège .

Inscriptions au 0471/ 600 848 ou sur ginger [at] cvfe [dot] be

 

 


 

Par René Begon
Date: 02/11/2015 à 18:28

Les ING Solidarity Awards, organisés par la banque ING, récompensent des projets soumis par des associations à vocation sociale. Cinq associations par province, arrondissement de Bruxelles-Capitale y compris (soit 55 associations en tout) recevront un coup de pouce de 1000 € à l’issue d’un vote par le public sur Internet.

Le vote sur Internet est ouvert à toutes/tous les sympathisants des associations du 20 octobre au 10 novembre.

La candidature du CVFE a été retenue et donc il est désormais indispensable que notre association recueille un maximum de votes d’ici le 10 novembre 2015.

Le projet soumis par le CVFE concerne la Maison communale d’accueil de l’enfance (MCAE) « Le Traversier » qui a ouvert ses portes le 1er septembre dernier. La somme éventuellement remportée par le CVFE sera utilisée pour acquérir du matériel, notamment pédagogique, pour cette crèche de 12 places ouverte par notre association pour accueillir les enfants des femmes résidant dans notre maison d’hébergement, mais aussi des enfants du quartier.

La concurrence est rude : pas moins de 698 associations se sont inscrites aux ING Solidarity Awards.Vue de la MCAE Le Traversier

Le projet du CVFE a également été retenu pour le Prix du jury, dénommé « Impact Award ». Le jury sélectionnera 15 projets originaux et porteurs d'impact afin de leur décerner des prix pouvant aller jusqu'à 10.000€.

La participation au concours est gratuite et n’est pas conditionnée à une quelconque acquisition de produits de la banque. Celle-ci alloue un budget de 135.000 € au concours.

Les résultats du vote du public seront connus dès le 12 novembre et le Prix du jury sera remis le 16 décembre, lors d’une cérémonie publique regroupant l’ensemble des associations finalistes.

Alors qu'attendez-vous ? Vous avez encore jusqu'au 10 novembre inclus pour soutenir votre association préférée et lui donner l'opportunité de remporter peut-être une petite aide financière.

Pour soutenir le CVFE, cliquez sur le lien suivant et VOTEZ POUR NOUS !

Photo: une vue des locaux de la MCAE "Le Traversier"

Par René Begon
Date: 23/10/2015 à 12:02

Le Collectif contre les Violences Familiales et l'Exclusion est très touché par le décès de Madame Anne-Marie Lizin et tient à lui rendre hommage.

La disparition de Madame Lizin est l’occasion de rappeler que cette femme politique a été une combattante énergique en faveur de la cause des femmes et singulièrement des victimes de violence conjugale, comme en témoigne la loi de 1997 qui porte son nom.

Son énergie hors du commun, sa capacité à surmonter les obstacles dressés devant elle en tant que femme ne lui ont évidemment pas fait que des amis. Sa force de caractère était telle que plusieurs leaders politiques n’ont pas hésité à la décrire comme un « homme » politique. Aurait-elle dû considérer cela comme un compliment ? Dire cela d’une féministe, ce n’est pas très classe. Rien qu’à ce détail, on touche du doigt ce que notre société a de foncièrement sexiste.

Quelle fougue, cependant, quelle passion de la vie en société et quel investissement hors du commun dans la cause des femmes l’animaient!

Responsable de la sécurité dans la commune de Huy en tant que bourgmestre, elle observa les statistiques des délits pour les années 1993 à 1995 et fit des constatations étonnantes : globalement, un fait de violence conjugale était répertorié tous les deux jours, mais seulement 12% des affaires faisaient l’objet d’une plainte et à peine 2,4% d’entre elles étaient soumises à un juge d’instruction. Et encore : ce n’était qu’en cas de crime de sang (c’est-à-dire si la victime était décédée) qu’il était fait appel au Parquet. En plus, la qualification de « différend familial » utilisée par la police pour caractériser ces faits n’aboutissait qu’à un phénomène de banalisation assez dommageable : les associations de défense des victimes s’insurgeaient contre l’assimilation faite entre une dispute au sein d’un couple et un phénomène de domination conjugale, bien moins anecdotique.

La loi Lizin de 1997

S’appuyant sur ces constatations, Anne-Marie Lizin entreprit de faire voter une loi « visant à combattre la violence au sein du couple ». Il faut se rappeler qu’au même moment, une femme hébergée au refuge du CVFE avait été sauvagement assassinée par son compagnon.

Pour la première fois, une mesure légale se donnait pour objectif de protéger les victimes de violence conjugale, notamment :

  • en introduisant la notion de crime ou de délit commis à l’encontre de « l’époux ou de la personne avec laquelle la victime cohabite ou a cohabité et entretient ou a entretenu une relation affective et sexuelle durable »,
  • par l’abrogation de l’article 413 du Code pénal selon lequel le flagrant délit d’adultère constituait une cause d’excuse aux coups et blessures volontaires et à l’homicide,
  • en permettant au Procureur du Roi de requérir (et donc de pénétrer au domicile jusqu’ici protégé par l’inviolabilité, sauf en cas de crime), non plus seulement sur appel du chef de maison, mais aussi sur plainte de la victime[1] .

Par la suite, d’autres femmes ont poursuivi ce travail indispensable : d'abord, la Procureure du Roi de Liège Anne Bourguignont en instaurant en septembre 2004 la circulaire « Tolérance zéro » dont l’objectif était de mettre fin au classement sans suite (c’est-à-dire sans poursuite) des plaintes en matière de violence conjugale. Ensuite, la ministre de la Justice Laurette Onkelinx en généralisant à l’ensemble du pays les prescriptions de cette circulaire à travers les COL 3 et 4 proposées en mars 2006 avec le Collège des Procureurs généraux.

Qu'après tous les combats qu'elle a menés sans réserve pour la cause des femmes, Madame Anne-Marie Lizin repose en paix.

 




[1] « Loi Lizin et consorts visant à combattre la violence au sein du couple » du 24/11/1997 (Moniteur belge du 6/02/1998).

 

Par René Begon
Date: 21/10/2015 à 19:16

Le 22 décembre 1992, l’Assemblée générale des Nations Unies proclamait le 17 octobre Journée internationale pour l'élimination de la pauvreté (résolution NU). Elle invitait ainsi les états et les associations à mettre la question de la pauvreté à l’ordre du jour et à entreprendre les démarches nécessaires pour réellement combattre la pauvreté.

La date choisie fait référence au rassemblement sur le Parvis des Droits de l’Homme et des Libertés à Paris le 17 octobre 1987. Ce jour-là était inaugurée une dalle en l’honneur de toutes les victimes de la faim, de l’exclusion et de la violence. Chaque 17 octobre, des personnes se réunissent dans le monde entier pour rappeler que la pauvreté est une violation des droits de l’homme. Plus d'info sur le site du Service de lutte contre la pauvreté, la précarité et l’exclusion sociale

Le thème défini par l’Onu pour la journée 2015 :« Construire un avenir durable : S’unir pour mettre fin à la pauvreté et à la discrimination »Affiche du RWLP

Plus d’info

Journée d'action à Namur

Hier, 16 octobre 2015, le Réseau wallon de lutte contre la pauvreté (RWLP) organisait, avec les syndicats FGTB et CSC, une grande journée de mobilisation à Namur.

  • De 10h00 à 12h15, au Théâtre Royal de Namur : assemblée plénière sur la dé-privation de la vie privée. Non contentes de jeter dans la misère des franges de plus en plus considérables de la population par la pauvreté financière et la privation de travail, les politiques d’austérité mises en place par le gouvernement Michel en faveur des plus nantis s’attaquent aussi à la qualité de la vie privée des familles à travers un contrôle social fondamentalement arbitraire. Les exemples ne manquent pas en matière de chômage, d’aide sociale et de soins de santé !
  • De 13h15 à 15h, grande manifestation de rue à Namur entre la place Saint-Aubain et le Grognon.

Plus d’info sur le site du RWLP

Un numéro de revue qui tombe à pic

Sous le titre général « Besoins primaires dans un contexte d’opulence », le n° 84/2015 de la revue L’Observatoire, qui vient de paraître, est tout à fait en phase avec la Journée pour l’élimination de la pauvreté.

Un extrait de l’éditorial

« A l’heure où la Belgique vient de dépasser le cap des 100.000 millionnaires, où les magasins de luxe témoignent d’une société d’opulence sinon d’abondance, des personnes luttent, quotidiennement, pour pouvoir se nourrir, se loger, se chauffer, se soigner, … Elles consacrent l’essentiel de leur temps, de leurs efforts, de leur inventivité, à tenter de satisfaire leurs besoins primaires et s’acquitter des autres charges courantes (factures de téléphonie, frais de transport, frais liés à la scolarité des enfants, …). Elles en sont ainsi réduites à 'gérer la matérialité du quotidien', au détriment bien souvent de leur état de santé, de leur vie familiale et amicale, de leur estime de soi, de toute quête d’émancipation.

Souvent, ces personnes dans le trop peu sont contraintes de se tourner vers des services et des associations offrant de quoi manger, boire, se vêtir, se laver, faire sa lessive, … Le secteur de l’aide alimentaire, à travers la distribution de colis alimentaires, les restaurants sociaux et les épiceries sociales, a par exemple vu son nombre de bénéficiaires croître de façon spectaculaire au cours des deux dernières décennies.

De tels dispositifs sont la principale réponse actuellement apportée par les pouvoirs publics, par la société, à cette déprivation matérielle qui frappe tant de femmes, d’hommes, d’enfants. Comme ce dossier l’illustre, des acteurs sociaux qui opèrent dans ce domaine réalisent un travail de qualité, irréductible à sa dimension matérielle (accompagnement social, création de lien social, expression et participation des bénéficiaires, convivialité, …).

Il n’en reste pas moins que ces mesures qui obligent les plus pauvres à 'tendre la main', sont palliatives, se penchant sur les effets de la pauvreté plutôt que sur ses causes. Aussi, divers acteurs engagés dans la lutte contre la pauvreté, en appellent-ils à une lutte plus structurelle afin de permettre à toutes et à tous de mener une vie réellement conforme à la dignité humaine. »

Plus d’info

 

 

 

Par René Begon
Date: 17/10/2015 à 10:57

Une erreur dans le numéro de téléphone de la MCAE (Maison communale d'accueil de l'enfance) "Le Traversier"s'est glissée dans notre actualité du 19/08/2015 consacrée à son ouverture.

Voici le bon numéro: 04/223.44.02.

Avec toutes nos excuses.

Par René Begon
Date: 30/09/2015 à 09:20