La Journée internationale des Femmes, devenue depuis Journée de lutte pour les Droits des Femmes, trouve son origine dans la participation des femmes aux luttes ouvrières de la fin du XIXe s. et du début du XXe s.

Les débuts

Clara Zetkin et Rosa LuxemburgLe 28 février 1909, une Journée nationale de la femme (National Woman’s Day) se déroule aux USA à l’appel du Parti socialiste. C’est en 1910 à Copenhague, lors de la 2e conférence de l’Internationale socialiste des femmes que Clara Zetkin (Allemagne) et Alexandra Kolontaï (Russie) proposent de créer une « Journée internationale des femmes » (Photo Wikipedia: Clara Zetkin et Rosa Luxemburg, en 1910). Il s’agissait de mettre en place une journée de lutte pour les droits des femmes, l’égalité et la paix.

La première Journée a lieu le 19 mars 1911 : un million de femmes défileront dans plusieurs pays d’Europe (Allemagne, Autriche, Suède, Danemark), pour réclamer le droit de vote pour les femmes, le droit au travail et la fin des discriminations au travail envers les femmes.

La date du 8 mars a été choisie par Lénine en hommage à la grande grève menée par des ouvrières à Petrograd (Saint-Pétersbourg) en mars 1917 et qui donna le coup d’envoi de la révolution russe. Quatre jours plus tard, le tsar abdique et le gouvernement provisoire accorde le droit de vote aux femmes.

Image ONU-Femmes 2014Le 8 mars 1977, l’ONU adopte une résolution préconisant à ses membres d’organiser chaque année une « Journée des Nations Unies pour les droits de la femme et la paix internationale » (image ci-contre: ONU-Femmes 2014).

Pour l’ONU, la Journée s’appelle Journée de la Femme (en français) et des Femmes (en anglais). Le mouvement féministe récuse l’appellation française qu’il considère comme essentialiste (ne tenant pas compte de l'influence de la société sur la distribution des rôles sociaux entre femmes et hommes).

Dans le monde

La Journée internationale des femmes est célébrée partout dans le monde. Le 8 mars 1982, le gouvernement socialiste de François Mitterrand a donné un statut officiel à la journée de la femme en France.

Dans plusieurs pays de l'Est, d'Asie et d'Afrique, le 8 mars est un jour férié, parfois exclusivement réservé aux femmes, comme en Chine et à Affiche "Droits des Femmes"Madagascar.

En Italie, le brin de mimosa est associé à la Journée de la femme. Il s'en vend plus de 10 millions de brins chaque année. En Bulgarie, cette journée est l'occasion pour les hommes d'offrir un bouquet de fleurs à leurs collègues femmes, leur mère, leur femme, etc. En Arménie, le 8 mars marque le premier jour d'un mois entier dédié aux femmes et au cours duquel on leur offre des cadeaux.

Plus d'info sur Wikipedia

Pour le mouvement féministe

Aux yeux des féministes, le 8 mars est une journée de lutte qui n'a rien à voir avec la Saint-Valentin: pas question d'accepter de bouquets de fleurs ou de cadeaux! D'autresAffiche 8 mars féministes disent assez abruptement aux hommes: "Le 8 mars, tu la fermes et tu écoutes!"

L’action des Nations Unies

En février 2011, cent ans après la première "Journée internationale des femmes", les Nations Unies lancent leur programme ONU-Femmes, consacré à l’avancement de l’égalité entre les femmes et les hommes à l’échelle mondiale.

Chaque année, ONU-Femmes définit un thème particulier pour la journée du 8 mars.

Le thème 2016 est Planète 50-50 d'ici 2030 : Franchissons le pas pour l'égalité des sexes.  À l’occasion du 8 mars, l’Organisation des Nations Unies mettra l’accent sur les moyens d'accélérer l'Agenda de 2030, sur la création d’un élan pour la mise en œuvre effective des nouveaux objectifs de développement durable, des nouveaux engagements dans le cadre de l’initiative "Franchissons le pas" d’ONU Femmes et d’autres engagements existants sur l'égalité des sexes, l'autonomisation des femmes et les droits des femmes.

Infos sur le site d'ONU-Femmes

 

Par René Begon
Date: 07/03/2016 à 17:20
  •  En Wallonie, près de 28 000 femmes déclarent avoir subi, au cours des 12 derniers mois, des violences physiques et/ou sexuelles.                                                    Logo Wallonie
  • Plus de 25% des coups et blessures volontaires rapportés aux parquets ont lieu au sein du couple.
  • Plus d’1 femme sur 4 qui passe par un hébergement en maison d’accueil a entre 18 et 25 ans.

Ces chiffres sont le résultat d’un travail d’analyse des statistiques existantes, réalisé par l’IWEPS (Institut wallon de l’Evaluation, de la Prospective et de la Statistique) et la DGO5, en partenariat avec l’OWS.

Sous l’impulsion du Gouvernement wallon, un Centre d’appui de lutte contre les violences entre partenaires a été créé au sein de l’administration wallonne (DGO5). Un de ses objectifs prioritaires vise à faire un état des lieux des statistiques en Wallonie en matière de violences.

De quels types de données statistiques disposons-nous en ce qui concerne les violences physiques et/ou sexuelles faites aux femmes ?

POLICE

  • 7 702 plaintes pour des faits de violence physique dans le couple ont été enregistrées en 2014 en Wallonie, soit une moyenne de 21 plaintes/jour (1).
  • Selon une étude française, seules 16% des femmes (18-75 ans) victimes de violence au sein du couple portent plainte. L’ensemble des faits de violences (physiques, sexuelles, psychologiques) reste sous- déclaré et donc sous-évalué (2).

Sources:

(1) Statistiques policières de criminalité produites à l’aide du Datawarehouse de la Police fédérale.

(2) Insee-ONDRP, enquêtes Cadre de vie et sécurité-2008-2012.

JUSTICE

  • 7 225 affaires pour coups et blessures volontaires dans le couple sont entrées dans les parquets correctionnels en Wallonie en 2014 (hors arrondissement d’Eupen).
  • Plus d’1/4 des coups et blessures volontaires rapportés aux parquets ont lieu au sein du couple.
  • En 2014, en Wallonie, 1 389 affaires de viol sont entrées dans les parquets correctionnels, soit environ 4 affaires par jour.
  • Dans 5 affaires d’homicides conjugaux sur 6, le prévenu est un homme.

Source :

Banque de données du Collège des Procureurs généraux.

SANTE

  • En 2013, en Wallonie, près de 28 000 femmes âgées de 15 ans et plus déclarent avoir subi, au cours des 12 derniers mois, des violences physiques et/ou sexuelles.

Source :

Enquête de santé, Institut scientifique de Santé publique (ISP), 2013.

ENQUETE EUROPEENNE

  • En Belgique, plus d’1 femmes sur 3 (36%) ont subi des violences physiques et/ou sexuelles depuis l’âge de 15 ans.
  • 1 femme sur 4 (24%) a subi des violences physiques et/ou sexuelles de la part de son partenaire ou ex-partenaire.

Source :

« Violence à l’égard des femmes : une enquête à l’échelle de l’UE », Agence des droits fondamentaux de l’Union européenne (FRA), 2014.

MAISONS D’ACCUEIL

  • En 2014, 1 180 femmes et 1 251 enfants ont été hébergés dans des maisons d’accueil spécialisées dans les violences conjugales.
  • Plus de la moitié des demandes d’hébergements concernent des femmes avec enfants.
  • Plus d’1 femme sur 4 hébergées a entre 18 et 25 ans.

Source :

Statistiques des maisons d’accueil subventionnées (art.97, DGO5, 2014)

LIGNE « ECOUTE VIOLENCES CONJUGALES »

  • En 2014, la ligne «  Ecoute violences conjugales » a reçu 3 347 appels, soit 13 appels par jour.
  • 4 appels sur 5 (80%) proviennent de femmes victimes de violences.

Source :

Ligne « Ecoute violences conjugales » 0800 30 0300800 30 030 (Pôles de ressources spécialisées en violences conjugales et intrafamiliales, 2014).

Ce travail d’analyse des statistiques disponibles s’intègre dans le cadre du plan d’action intra-francophone de lutte contre les violences sexistes et intra- familiales. Cette première photographie statistique de la violence physique et/ou sexuelle montre que des chiffres existent, mais que ceux-ci sont incomplets et sous-estiment la réalité des violences.

Des chiffres qui, par ailleurs, continuent trop souvent à être « asexués » alors que la majorité des victimes de violence sont des femmes. Mieux connaître ce phénomène en améliorant la collecte des données statistiques constitue un enjeu majeur dans la lutte contre les violences faites aux femmes.

(IWEPS, février 2016).

 

Par René Begon
Date: 01/03/2016 à 09:59

Le spectacle « Au pays des dignes » est un projet porté par une dizaine de comédiennes amateures, ayant au départ participé aux activités d’éducation permanente du CVFE (notamment d’autodéfense féministe) et qui se sont rassemblées autour d'une création théâtrale sur le mode de la « Commedia dell'arte » pour dénoncer les injustices sociales à travers la satire et mettre en lumière leurs messages d'indignées.L'affiche du spectacle

C'est en effet autour de la thématique la « dignité » que nous avons entrepris une réflexion sur quelques absurdités du système : la justice, la santé, l'aide sociale, l'emploi... Tout y passe à la moulinette, dans la bonne humeur !

Représentations: le 12 (20h) et 14 mars (14h) à la Charlemagn'rie à Herstal dans le cadre de « Femmes en colère » qui commémore le 50e anniversaire de la grève des ouvrières de la FN et le 18 mars (19h) au Centre Culturel de Seraing dans le cadre du festival « Femmes en états de guerres ».

Formule à prix libre.

Renseignements et réservations: 04/ 223 68 1804/ 223 68 18 et ginger [at] cvfe [dot] be

 

Par René Begon
Date: 15/02/2016 à 16:46

Fight SexismeBien réagir à l'agressivité ou au harcèlement dans la vie de tous les jours (en rue, dans les transports en commun, au travail, dans la famille et dans le couple), se sentir plus forte et respectée, oser sortir de chez soi sans avoir peur, cela s'apprend grâce aux techniques d'autodéfense émotionnelles, physiques et verbales pour les femmes, basée sur la pratique du Seito Boei.

Le Seito Boei en action

Le prochain stage d'autodéfense grand public proposé par le secteur Education permanente du CVFE se déroulera les CINQ vendredis matins suivants :

Du 19 février au 18 mars 2016, tous les vendredis matin de 9h à 12h.

L'inscription au stage suppose la participation à tous les ateliers.

La formation est gratuite.

Elle se déroule à la maison du CVFE, rue Maghin, 11 à B-4000 Liège .

Inscriptions au 0471/ 600 848 ou sur ginger [at] cvfe [dot] be

 

 

 


 

Par René Begon
Date: 18/01/2016 à 18:16

Le CVFE vous invite à découvrir ses nouvelles analyses et études 2015 :

  1. ANALYSES

On trouvera nos analyses ICI

EP2015-1/Un dispositif de ligne D’écoute « Violences conjugales » en Fédération Wallonie-Bruxelles : quelle plus-value pour le combat contre les violences de genre ?

L’installation d’une ligne d’écoute gratuite « violences conjugales » a été revendiquée par un réseau d’associations concernées par la lutte contre les violences faites aux femmes, au sein duquel le CVFE a été très actif. Nous considérions qu’un tel outil allait permettre d’amplifier la rencontre avec les publics concernés, rendre plus visible une action politique globale de lutte contre les violences conjugale sur tout le territoire francophone et recueillir des données statistiques inédites sur cette problématique.

EP2015-2/Ecriture, pratiques d’éducation permanente et savoirs féministes

Faire émerger de nouveaux savoirs féministes à partir des réalités vécues par les femmes aujourd’hui, ainsi peut se formuler un enjeu important de l’éducation permanente. Cette analyse témoigne d’une expérience de recherche menée avec un public de femmes victimes de violences conjugales, touchées par les lois de l’immigration, qui montre comment à partir de l’écriture collective, pour peu qu’on ose s’y frotter, peut se déployer une forme de maîtrise du monde qui nous entoure et de sa propre vie.

EP2015-3/Médias audiovisuels : où sont les femmes ?

En cette année 2015, le CSA français se mobilise contre les inégalités de représentation existant entre les femmes et les hommes au sein des médias audiovisuels. Un certain nombre d’initiatives devraient être prises pour rééquilibrer la présence des femmes sur les écrans par rapport à celle – très dominante -, des hommes, induisant cette question : mesures efficaces ou initiatives purement symboliques, sans portée réelle ?

EP2015-4/Violences subies, violences agies : des victimes en mouvement.

Dans le travail mené au CVFE, les femmes et les enfants sont considérés comme des victimes agissantes, qui peuvent parfois adopter des comportements violents dans une tentative (bien qu’inopérante) de rétablir un équilibre plus satisfaisant. Il faut oser parler des violences agies par les femmes dans ces circonstances toujours difficiles. Mais plus encore, il faut accepter, dans le travail réalisé auprès d’elles, ce temps durant lequel ces violences sont agies, un temps nécessaire pour les accompagner et les aider à cheminer vers plus d’autonomie et de liberté.

EP2015-5/Experts en séduction et culture du viol

Alors que sont publiées en France des statistiques faisant état d’une augmentation inquiétante des faits de viols et de harcèlements sexuels à l’encontre des femmes, des individus se présentant comme des « experts en séduction » gagnent de l’argent en « coachant » des hommes ayant des difficultés à aborder les femmes, ce qui se traduit pour eux par le fait de faire l’apologie du viol. Des comportements injustifiables qui s’inscrivent dans un contexte de banalisation des agressions sexuelles qu’on nomme la « culture du viol ».

EP-2015-6/Qu’en penseraient les femmes de la FN ?

En février 1966, 3000 ouvrières de la Fabrique Nationale d’armes de guerre de Herstal se mettent en grève et revendiquent l’égalité salariale. Aujourd’hui, en 2015, en Belgique, l’écart salarial sur base annuelle s’élève à 22% et les femmes subissent toujours des inégalités dans le monde du travail. L’analyse qui suit portera sur la défense des droits des femmes et sur la remise en question actuelle du droit de grève par les forces conservatrices.

EP-2015-7/Nos associations sont-elles des oubliettes de la guerre des sexes ou des chambres d’écoute des inégalités de genre ?

Comment les violences conjugales s’articulent-elles avec précarité, pauvreté et exclusion ? Comment accompagner les victimes présentes dans les maisons d’accueil quand les discriminations multiples qu’elles subissent dans le contexte social où nous travaillons les privent de droits fondamentaux ? Une analyse accompagnant une communication au colloque organisé le 19 novembre 2015 à Monceau-Fontaines par le Foyer familial de Charleroi, sur le thème « Les précarités au féminin ».

EP-2015-8/La position du chercheur engagé en éducation permanente

Un des aspects de la démarche du chercheur en éducation permanente consiste à définir son type d’implication personnelle dans son sujet de recherche. Le questionnement de soi en tant que préalable à la coopération avec le public populaire qui fait l’objet de cette analyse s’inscrit dans le cadre de la préparation d’un travail en groupe qui sera à la source d’une écriture collective au sein du CVFE.

EP-2015-9/Comment un quartier peut-il se mobiliser contre la violence conjugale et intrafamiliale ?

Le projet uruguayen de «La Pitanga, collectif de voisins et voisines pour une vie libre de violences» a suscité un grand intérêt au CVFE, lui-même implanté depuis 2005 dans un quartier populaire, riche d’une grande diversité ethnique, doté d’un réseau associatif dense et varié. A travers les actions citoyennes qu’il a mises en place, ce collectif de la banlieue de Montevideo lutte contre la violence domestique et pour l’égalité des droits, pour les mêmes droits et opportunités dans le respect des différences. Dans un contexte où la violence de genre est très présente et où le milieu associatif n’obtient pas des ressources suffisantes pour agir contre elle, la mobilisation des habitant-e-s d’un quartier populaire, comptant sur leurs propres ressources, s’avère capable de transformer les mentalités.

EP-2015-10/La Convention d’Istanbul : une volonté européenne de protéger les femmes, les enfants et les femmes migrantes des violences intrafamiliales

Proposée par le Conseil de l’Europe et entrée en vigueur en 2014, la Convention d’Istanbul est un texte juridique important concernant la lutte contre les violences faites aux femmes. Fortement imprégnée par les notions de genre et de domination patriarcale, particulièrement soucieuse de protéger les femmes sans papier et demandeuses d’asile, cette Convention aborde de façon très large la lutte contre les violences domestiques. Une occasion d’esquisser un état des lieux critique de la lutte contre la violence conjugale en Belgique francophone au regard des prescriptions de la Convention.

EP-2015-11/Sexisme ordinaire et liberté d’agir des femmes : exploration des effets de l’apprentissage de l’autodéfense féministe pour obtenir plus d’égalité concrète

L’identité du CVFE est associée à la lutte contre la violence conjugale, aux services d’aide qui sont proposés aux femmes victimes, aux enfants qui les accompagnent et à leur entourage, ainsi qu’aux multiples activités d’éducation permanente réalisées avec des femmes aux profils et aux besoins variés. Ce faisant, le CVFE est engagé dans un objectif de transformation sociale. En menant ces actions, il vise des progrès très concrets pour plus d’égalité. Cette analyse explore certaines bonnes pratiques que le CVFE a développées en éducation permanente pour conscientiser les femmes à leur assujettissement et aux mécanismes de la domination sexiste.

EP-2015-12/ Itinéraire d’un groupe féministe citoyen : comment s’y élaborent les idées collectives et les mises en action autour d’une visée commune ?

Poser un regard critique sur le fonctionnement et les réalisations d’un groupe citoyen et féministe, Ginger, à partir d'entretiens avec ses membres est une forme d'auto-évaluation qui s'inscrit dans une logique de pensée critique et d'expérimentation de la démocratie participative.

EP-2015-13/« Femmes contre le féminisme » ou l’antiféminisme ordinaire

On peut être femme et se déclarer antiféministe. C’est même le cas d’un mouvement qui s’exprime depuis deux ans avec un certain succès sur Facebook sous le nom de « Women against feminism » (« Femmes contre le féminisme »). On connaissait le féminisme conservateur et le masculinisme, mais comment interpréter ce nouvel antiféminisme, qu’on peut qualifier d’« ordinaire » et qui est souvent le fait de femmes jeunes et cultivées ? C’est la question sur laquelle se penche l’analyse qu’on va lire.

EP-2015-14/Violence conjugale et souffrance au travail : comment renforcer les politiques de lutte contre la violence entre partenaires par des politiques de bien-être au travail ?

Dénoncer la violence conjugale aux côtés des victimes est un contexte professionnel comportant des risques pour la santé. Comprendre mieux ce qui se joue dans le vécu quotidien des travailleuses/-eurs permet à une association engagée d’agir pour prévenir ces risques ou pour en réduire les conséquences négatives. Au CVFE, nous souhaitons voir plus loin, grâce à l’expertise des travailleuses dans le combat contre les inégalités. Par exemple, la notion de « fatigue de compassion », utilisée dans les ateliers participatifs, s’intégrera judicieusement au contenu des formations destinées aux professionnels-relais.

EP-2015-15/Orange et blanc : des couleurs de campagne pour combattre la violence envers les femmes

Chaque hiver, deux campagnes internationales viennent nous rappeler la nécessité de dénoncer les violences perpétrées contre les femmes. Elles ont choisi des dates symboliques pour s’implanter. La Campagne orange, décrétée par l’ONU, s’adresse à tous les publics - militants, organisations, institutions - et saisit l’occasion pour diffuser des connaissances sur les types, l’ampleur et les conséquences majeures de ces violences. La Campagne du Ruban blanc s’adresse avant tout aux hommes. Quelle vision de la problématique est transmise par ces campagnes au grand public ? Quelles sont, pour les femmes concernées, les conséquences positives concrètes de ces campagnes ? Quelles connexions établir avec les actions d’Education permanente menées par le CVFE ?

EP-2015-16/ Comment et pourquoi les politiques en matière de chômage affectent-elles davantage les femmes que les hommes ?

Les mesures très défavorables aux femmes prises par nos deux derniers gouvernements ne constituent pas une nouveauté. Il s’agit au contraire d’une tradition bien ancrée dans notre pays. Des 48 gouvernements qui se sont succédés en Belgique depuis 1945, tous ont au moins une fois légiféré de manière discriminatoire concernant l’indemnisation des femmes sans emploi ou travailleuses à temps partiel. La présente analyse se penche sur ces nombreuses mesures injustes qui ont touché les femmes.

 2. ETUDES

On trouvera l’étude suivante ICI

  • Les vécus spécifiques des enfants de 0 à 3 ans exposés aux violences conjugales. Une traversée des violences conjugales : de l’enfant à la mère, du privé au public, de la stigmatisation à la mixité, de l’exclusion à l’inclusion

Par Frédéric Bertin, Jean-Yves Nicolas

Depuis quelques années, les enfants des couples confrontés aux violences intrafamiliales ont été reconnus comme directement exposés et ont dès lors été considérés eux-mêmes comme des victimes. Envisagée dans l’optique de changement social propre au CVFE, cette recherche se penche sur l’analyse de leurs besoins spécifiques dans la perspective d’une action citoyenne visant à intégrer au mieux ces enfants à la population de leur quartier, tout en mettant en place des outils de formation susceptibles de disséminer cette expérience de manière plus large.

  • L'empowerment, entre puissance et impuissances. Le cas des violences conjugales et intrafamiliales

Par Jean-Yves Trépos (Université Nancy-Lorraine)

Le CVFE (Liège), Solidarité Femmes (La Louvière) et Praxis ont collaboré durant plusieurs années avec le sociologue français Jean-Yves Trépos (Université de Nancy-Lorraine) concernant le suivi d'une expérience de collaboration intersectorielle au sein des « Pôles de ressources spécialisées en violences conjugales et intrafamiliales ». A l'issue de cette collaboration, Jean-Yves Trépos a publié l'article suivant qui tire les enseignements de cette expérience à la lumière de la notion d’« empowerment », à laquelle le CVFE a consacré également plusieurs travaux.

(in Revue Sciences et Actions sociales, N°2, 2015, «Empowerment, participation, activation… Des concepts aux pratiques d’intervention sociale».)

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Par René Begon
Date: 02/01/2016 à 08:54