Le 25 novembre est la "Journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes": l'occasion de rappeler que, malgré les campagnes de sensibilisation entreprises par les pouvoirs publics, malgré l'action des associations de défense des victimes de violence conjugale, telles que le CVFE, le fléau est toujours là.

Quelques chiffres:

  • En Belgique, une femme sur sept a été confrontée à au moins un acte de violence commis par son (ex-) partenaire au cours des 12 derniers mois (Données issues de l’étude « Les expériences des femmes et des hommes en matière de violence psychologique, physique et sexuelle » commandée par l’Institut pour l'Egalité Entre les Femmes et les Hommes et publiée en juin 2010). Les victimes de faits graves ou très graves dans la sphère privée sont principalement des femmes, même si hommes ne sont pas épargnés (notamment à travers des violences psychologiques ou d’agressions physiques dans l’espace public) et si certaines femmes sont également auteurs.
  • On observe entre 2005 et 2011, une augmentation de 38% du nombre de plaintes déposées à la police pour cause de violence dans le couple (Statistiques Policières de Criminalité produites à l’aide du Datawarehouse).
  • En 2010, une victime est décédée environ tous les 3 jours à cause de la violence conjugale (Banque de données du Collège des Procureurs Généraux – Analyse statistique).

En France, une enquête récente menée par l'Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP), synthétisée fin octobre par le quotidien La Croix, dresse le profil des victimes de violence conjugale: "Les femmes pauvres ayant entre 35 et 39 ans et vivant en milieu urbain sont les premières touchées par la violence au sein du couple". L'enquête évalue le nombre de femmes victimes déclarées sur une période de deux ans à 540.000, chiffre sans commune mesure avec celui des condamnations pour violence conjugale recensées annuellement (10.065).

18,4 % des femmes déclarent avoir été victimes de coups portés par leur conjoint contre 6,4 % des hommes.

Des hommes disent non à la violence

A quelques jours du 25 novembre et de la Campagne du Ruban blanc (autour du 6 décembre), des vedettes  masculines ont répondu à l’appel de l’Institut pour l’égalité des femmes et des hommes (IEFH) dans une vidéo, choquante et incisive, dans laquelle ils osent dire non à la violence faite aux femmes.

Un petit film d’un peu moins de 4 minutes, disponible sur le site de l'Institut, attire de façon poignante l’attention sur cette problématique. Dans la version française, Bruno Coppens, Patrick Chaboud, David Hubert expliquent pourquoi il est important de lutter contre la violence faite aux femmes. Trois autres hommes connus interveinnent dans la version flamande. Les enfants de la chorale Furiosa (Jeugdkoor Furiosa) dirigée par Steve De Veirman ont souhaité également prêter leur voix pour la musique de fond de la vidéo.

Toutes ces personnalités belges, qu’elles soient issues du monde culturel, musical, ou sportif, du nord ou du sud du pays, ont conscience de l’ampleur de la problématique et espèrent grâce à leur message encourager les victimes et témoins de violence entre partenaires à parler et à porter plainte.

Parallèlement à cette vidéo, l’Institut lance une campagne de sensibilisation via des spots radios diffusés sur VivaCité, Bel RTL, Nostalgie, Nostalgie Vlaanderen, QMusic, Studio Brussel et MNM, afin, à nouveau, de sensibiliser le grand public à la problématique.

 

 

 

Par René Begon
Date: 23/11/2012 à 14:37

Mardi 27 novembre à 20h au cinéma « Le Parc » (Droixhe) :

Projection unique du documentaire « On reviendra au printemps », suivie d’une rencontre avec Cindy Pahaut, réalisatrice, Arlette Nzirorera, qui a témoigné dans le film et le Collectif contre les Violences Familiales et l'Exclusion.

Pour réaliser son film, CAffiche de la soiréeindy Pahaut a longuement rencontré des femmes victimes de violence conjugale.

« On reviendra au printemps » (Belgique, 2012, 1h05) est un premier documentaire très touchant sur le parcours de quatre de ces femmes. Avec beaucoup de respect, la jeune réalisatrice liégeoise donne la parole à Laïka, Laetitia, Arlette et Ruby.

 Le sujet est extrêmement délicat à aborder avec une caméra, mais la réalisatrice est pourtant parvenue à trouver le ton juste et la bonne distance pour recueillir les témoignages de ces quatre femmes. Ensemble, elles brisent les tabous et témoignent avec émotion mais aussi avec beaucoup de force et de dignité.

Le passage devant la caméra participe sans aucun doute au travail de reconstruction. Ces personnes interviewées sont aujourd’hui des femmes fortes et déterminées qui ont osé parler. Leur expérience les a transformées. Ayant pris leur destin en mains, elles ne sont plus des victimes. A présent, l’espoir renaît pour elles comme chaque printemps après l’hiver (d’après Marie-Céline Dardenne, Les Grignoux).

Réservation indispensable au 04/221.60.69.

Une collaboration entre le CVFE (Collectif contre les violences familiales et l’exclusion), ImagéSanté et les Grignoux.

Par René Begon
Date: 12/11/2012 à 15:26

Le CVFE constitue une réserve de recrutement d'animatrices, -eurs à mi temps pour son département Education Permanente (EP). Dans le cadre fixé par la responsable de l'axe " Animations et Sensibilisation ", la-le titulaire de la fonction, sera chargé-e d'activités d'animation et de sensibilisation

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Par René Begon
Date: 15/10/2012 à 12:59

Il s'agit d'un emploi à temps plein,  à partir du mois d’octobre

CDD renouvelable.

Date limite pour l'envoi de sa candidature: le 5/10/2012

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Par René Begon
Date: 22/09/2012 à 03:06

Déjà présenté en janvier et en juin 2012 à La Courte Echelle, le spectacle théâtral « Qui a crié au loup ?», une création collective issue de la collaboration entre le CVFE et la Cie « Projet Adakia »,  va connaître plusieurs soirées de reprise début octobre prochain dans la salle du théâtre "Le Moderne" à Sainte-Walburge.

Affiche du spectacleL’originalité et la force de ce spectacle, c’est de plonger au cœur de la vie quotidienne d’un enfant qui grandit dans une famille où, en permanence  et de manière inexplicable pour lui, se déroulent l’inconcevable et l’impensable: la violence entre ses parents. Ce monologue plein d'émotion est inspiré de textes de Pat Conroy et de Xavier Durringer.

Réservations: 04/225.13.14.

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Par René Begon
Date: 18/09/2012 à 14:17