La journée « Le jour où j’ai découvert ma force », organisée par le CVFE pour fêter le 5e anniversaire de seLe groupe Ginger présentant la journées formations à l’auto-défense pour les femmes, s’est déroulée avec un franc succès le vendredi 14 juin à l’Espace provincial Belvaux à Grivegnée.

Une soixantaine de personnes, principalement des femmes, ont participé aux activités. Le matin, le groupe citoyen Ginger, composé de pratiquantes de l’auto-défense passées par les formations du CVFE, a rappelé ses origines et celles des techniques d’auto-défense sur le mode humoristique, à partir d’un diaporama illustré et d’une séance de slam. Ensuite, deux des Ginger ont présenté quelques conseils d’auto-défense à la manière des « Faux contacts » du regretté Manu Thorau : une série de courts sketches tout à fait hilarants !

Après l’apéritif d’anniversaire et le buffet, l’après-midi a été consacré à des ateliers actifs : auto-défense physique et verbale, peinture sur T-shirts et détournement de chansons, ainsi qu’à une conclusion en plénière.

En soirée, les participantes se sont retrouvées autour d’un couscous, avant de reculer les tables pour danser au son des rythmes de DG Roger…

Une chouette journée à la fois instructive et distrayante…

Organisée avec le soutien de Province de LiègeLogo de la Province de Liège

Photo du haut: le groupe Ginger a présenté le programme de la journée

Photo du bas: une vue du public rassemblé à l'Espace Belvaux

Une vue du public

Par René Begon
Date: 20/06/2013 à 16:36

L'Assemblée générale du CVFE a été fortement interpellée par le projet d'Eros Center proposé fin 2010 par la ville de Liège et porté par l'asbl ISATIS. Il lui a paru important de lancer une réflexion sur ce sujet complexe, mais qui la préoccupe d'autant plus qu'il concerne des femmes qui, pour certaines, assument le choix de vie que cela implique, mais qui, pour de nombreuses autres, y sont contraintes pour des raisons financières ou sous la pression de milieux criminels (proxénétisme, traite des êtres humains).

Pour cerner le problème, l'AG a décidé d'organiser une conférence de consensus qui s'est déroulée de la  mi-2011 au printemps 2012. Il s'agissait pour un groupe de travailleuses/-eurs volontaires du CVFE d'arriver à dégager un point de vue consensuel sur la question en s'informant notamment auprès d'un certain nombre d'experts au cours d'une journée publique de réflexion.

L'avis nuancé qui est sorti de ce processus a été adopté par l'AG le 11 septembre 2012 et publié sur notre site. Lire ou télécharger

Parallèlement, une étude sur le phénomène prostitutionnel a été menée en 2011 à l'initiative d'un groupe de travailleuses du CVFE.  Son titre: Prostitution(s): mise en examen. Pour mieux comprendre un système et ses enjeux Lire ou télécharger

Par René Begon
Date: 24/05/2013 à 12:08

Le 14 février 2013, jour de la Saint-Valentin, a été choisi par l’opération mondiale « One Billion Rising » (Un milliard de personnes debout) comme journée de dénonciation des violences faites aux femmes. C’est Eve Ensler, l’auteure des célèbres Monologues du vagin, qui a lancé cette idée : rassembler un milliard de personnes à travers le monde le jour de la Saint-Valentin pour dénoncer par la musique et la danse les violences faites aux femmes.

A Bruxelles, le Lobby européen des femmes (LEF) qui coordonne la plateforme « One Billion Rising Brussels Europe » et la ville proposent à tout le monde de se retrouver le 14 février 2013, à 17h30, sur la place de la Monnaie pour danser sur l’hymne du LEF, « Rise up, stand up ! »

Les violences envers les femmes constituent un fléau mondial : une femme sur trois, soit un milliard de femmes, serait battue ou violée durant sa vie. En Europe, on estime que 20% des femmes sont ou ont été victimes de violence conjugale. En Europe toujours, sept femmes meurent quotidiennement de violence conjugale. En 2011, en Belgique, on a recensé plus de 3000 viols, soit huit par jour.

Le site du LEF propose d’écouter et de télécharger la chanson « Rise up, stand up ! » et aussi de regarder la chorégraphie. On y voit aussi des député-e-s européen-ne-s, parmi lesquel-le-s notre compatriote Isabelle Durant, vice-présidente du Parlement européen, qui prennent la parole dans des vidéos pour soutenir l’événement Voir

Plusieurs capitales européennes sont mobilisées : en plus de Bruxelles, des rassemblements dansants auront lieu à Rome, Prague et Amsterdam… Plus d’info

On ne dira jamais assez que les violences envers les femmes et les filles sont intolérables. C’est pourquoi il faut souhaiter un grand succès à l’initiative « One Billion Rising » !

Par René Begon
Date: 11/02/2013 à 12:45

Ce jeudi 24 janvier 2013, à partir de 19h30, le centre culturel "Barricade" consacre une soirée à la présentation de l'ouvrage Violences conjugales, approches féministes, co-rédigé par Françoise Hecq, ancienne formatrice au CVFE et féministe de toujours. Le livre a été publié en novembre 2012 dans la  collection « Agirs féministes » de l’Université des Femmes (Bruxelles).

Cliquer pour voir l'imageLa soirée s'intitule "Violence conjugale: approches féministes". Au programme: présentation du livre en présence de Françoise Hecq, de Marie-Thérèse Coenen, de l'Université des Femmes et de Myriam Fatzaun, directrice de SOFFT (qui organise la formation LEA). Pour agrémenter la soirée, l'asbl Mémosource proposera la lecture d'une série de récits de femmes accompagnée d'un théâtre kamishibaï. A découvrir !

L'entrée est gratuite. Invitation cordiale à toutes les personnes intéressées.

Pour rappel, le livre Violences conjugales, approches féministes regroupe deux études qui concernent  la violence envers les femmes envisagée de deux points de vue assez différents, l’insertion socioprofessionnelle et l’approche intergénérationnelle :

  • Françoise Hecq, Violence conjugale et chemin vers l’emploi : LEA, une formation unique et innovante
  • Lucie Goderniaux, La violence conjugale, un apprentissage transgénérationnel ?

    La couverture du livre

La violence envers les femmes, et plus particulièrement la violence conjugale, est et reste une préoccupation essentielle du mouvement féministe, non seulement pour dénoncer le patriarcat et la domination masculine dans nos sociétés mais aussi pour en faire une question éminemment politique. Dès sa création, l’Université des Femmes se penche sur cette thématique en approfondissant l’analyse féministe du phénomène.

Militante engagée à l’Université des Femmes, Françoise Hecq suit prioritairement ce dossier, en relation avec les associations de terrain. Elle évoque dans la première partie de l’ouvrage son expérience au sein du Collectif contre les Violences Familiales et l’Exclusion (CVFE). De 1998 à 2008, elle anime un atelier au sein de la formation LEA pour les femmes victimes de violence. LEA a pour objectif de favoriser la réinsertion sociale et professionnelle des femmes particulièrement éprouvées dans leur vie personnelle.

La deuxième partie du livre présente le travail réalisé par Lucie Goderniaux dans le cadre de son mémoire primé en 2009 par l’Université des Femmes. Elle s’intéresse plus particulièrement à la violence conjugale dans une approche innovante puisqu’elle envisage celle-ci du point de vue d’un apprentissage transgénérationnel. Elle accorde une place importante aux témoignages des femmes violentées.

 Barricade, rue Pierreuse 21 B-4000 Liège.

Inscription souhaitée: 04/222.06.22

Par René Begon
Date: 18/01/2013 à 17:10

Le 3 mai 2012, la chambre des représentants a adopté une loi concernant l’« interdiction temporaire de résidence en cas de violence domestique ». Ce texte complète l’arsenal juridique qui concerne l’attribution de la résidence familiale en situation de violence conjugale.

 L’article 3 de la nouvelle loi précise : « S’il ressort de faits ou de circonstances que la présence d’une personne majeure à la résidence représente une menace grave et immédiate pour la sécurité d’une ou de plusieurs personnes qui occupent la même résidence, le procureur du Roi peut ordonner une interdiction de résidence à l’égard de cette personne. L’interdiction de résidence entraîne, pour la personne éloignée, l’obligation de quitter immédiatement la résidence commune et l’interdiction d’y pénétrer, de s’y arrêter ou d’y être présente (…), d’entrer en contact avec les personnes qui occupent cette résidence avec elle. L’interdiction de résidence s’applique pendant dix jours maximum à compter de sa notification à la personne concernée » (Chambre des représentants de Belgique, « Projet de loi relatif à l’interdiction temporaire de résidence en cas de violence domestique », 27 avril 2012, page 3).

Le CVFE vient de publier une analyse détaillée de cette nouvelle loi, ainsi qu'une comparaison avec des lois déjà existantes en Autriche et au Luxembourg.

Lire notre article

Votée en mai, la nouvelle loi sera d'application à partir du 2 janvier 2013. Une circulaire prévoyant les conditions d’application de la loi a été rédigée conjointement par la Ministre de la Justice, Mme Annemie Turtleboom, par la Ministre de l’Intérieur, Mme Joëlle Milquet et par le Collège des Procureurs généraux, de manière à fournir aux acteurs concernés des instructions pour l’application uniforme de la loi. 

Lire l'article du Soir du 27/12/2012

Par René Begon
Date: 02/01/2013 à 13:39