Selon les Nations Unies, 56 viols et 5 viols collectifs ont lieu chaque semaine en Belgique et seulement 4% des violeurs sont poursuivis. En 2011, les Parquets du pays ont dénombré 4083 viols, soit 11 par jour.

Le Conseil des femmes francophones de Belgique (CFFB) et le Vrouwenraad soutiennent la pétition "Rise against rape" qui proteste contre les viols impunis et la faible priorité accordée à ces crimes par la police et le système judiciaire (un peu moins de 2000 signatures actuellement).

Le 31 août, une manifestation a eu lieu à Bruxelles pour soutenir Céline Camps, une des victimes de Taufik Ahaddouch qui a violé 13 jeunes filles dont 11 mineures et a déjà été condamné à 10 ans de prison en 2010 pour le viol de 9 jeunes filles. Son deuxième procès, pour le viol de 4 autres jeunes filles, a déjà été reporté deux fois. Céline est à la fois victime et témoin principal dans ce procès.

Dans leurs revendications, les trois organismes (Le Conseil des femmes francophones de Belgique, le Vrouwenraad et Fightback, qui regroupe des proches de Céline Camps) réclament "que les politiques menées en matière de Santé, de Justice et d’Affaires intérieures prennent en considération les points prioritaires concernant l’accueil, l’accompagnement et les droits des victimes de viol. Nous plaidons pour que, dans chaque arrondissement judiciaire, une cellule d’expertise en matière de mœurs soit instaurée avec des représentant-e-s du Parquet, de la Police locale et fédérale, des hôpitaux et des centres d’assistance. Une meilleure coordination entre ces trois acteurs politiques – l’Intérieur, la Santé publique et la Justice - et un accord sur une uniformité des méthodes de travail sont les conditions indispensables pour identifier l’auteur de viol-s et sa comparution rapide".

Par René Begon
Date: 16/09/2013 à 11:47

L’Organisation mondiale de la Santé (OMS), la London School of Hygiene and Tropical Medicine et le Conseil sud-africain de la Recherche médicale ont publié en cette année 2013 le premier rapport mondial reprenant des statistiques globales sur deux formes de violences envers les femmes : la violence exercée par le partenaire intime et celle exercée par d’autres que le partenaire. Le rapport utilise des données de population du monde entier et se préoccupe également des conséquences de la violence sur la santé physique, sexuelle et mentale des femmes.

Les conclusions de ce rapport sont très alarmantes :

  • A l’échelle mondiale, 35 % des femmes ont subi des violences physiques et/ou sexuelles de leur partenaire intime, ou des violences sexuelles exercées par d’autres que leur partenaire.
  • Presque un tiers (30 %) de toutes les femmes ayant eu une relation de couple ont subi des violences physiques et/ou sexuelles de leur partenaire intime. Dans certaines régions, 38 % des femmes ont subi des violences de leur partenaire intime.
  • Dans le monde, pas moins de 38 % du total des meurtres de femmes sont commis par des partenaires intimes.
  • Plusieurs problèmes de santé importants se manifestent dans une proportion plus élevée chez les femmes ayant subi des sévices physiques ou sexuels de leur partenaire : le risque d’avoir un enfant de faible poids de naissance est majoré de 16 %, elles sont deux fois plus susceptibles de se faire avorter, ont presque deux fois plus de risques de connaître une dépression et, dans certaines régions, ont 1,5 fois plus de risques de contracter le VIH par rapport à des femmes qui n’ont pas subi de violences de leur partenaire.

Le rapport indique qu’il est nécessaire d’agir sur les causes des inégalités entre les femmes et les hommes : « Il faut agir sur les facteurs économiques et socioculturels qui entretiennent une culture de la violence à l’égard des femmes. Il importe notamment de remettre en cause les normes sociales qui appuient le contrôle et l’autorité exercés par les hommes sur les femmes et qui cautionnent ou tolèrent la violence à l’encontre des femmes  de réduire l’exposition des enfants à la violence  de réformer les dispositions discriminatoires du droit de la famille ; de renforcer les droits économiques et juridiques des femmes  et d’éliminer les inégalités entre sexes dans l’accès à l’emploi salarié formel et à l’enseignement secondaire ».

Le communiqué de l'OMS

La directrice générale de l’OMS, Margaret Chan, considère que « la violence à l’encontre des femmes est un problème de santé publique d’ampleur épidémique ».

Dès lors, le rapport estime que « Le secteur de la santé doit jouer un rôle accru pour lutter contre la violence des partenaires intimes et la violence sexuelle à l’égard des femmes. Les nouvelles lignes directrices générales et cliniques de l’OMS sur l’action du secteur de la santé face à la violence à l’encontre des femmes soulignent qu’il est urgent d’intégrer les questions de violence à la formation clinique. Il est important que tous les agents de santé comprennent la relation entre l’exposition à la violence et les problèmes de santé des femmes et puissent y apporter une réponse adaptée ».

Le rapport (en anglais) et son résumé (en français)

Au niveau international, l'ONU se montre également préoccupée par la question de la violence envers les femmes : la 57e session de la Commission sur le statut de femme (CSW 57), qui s'est tenue à New York du 4 au 15 mars derniers sur le thème "Elimination et prévention de toute forme de violence envers les femmes et les filles" a prévu d'inscrire la lutte contre les violences de genre dans le prochain agenda des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD), qui doit débuter en 2015. Pour la directrice exécutive adjointe d'ONU Femmes, Lakshmi Puri, "mettre un terme à cette violence <envers les femmes> doit être une priorité claire pour le cadre de dévelopement post-2015. A la fois dans un but d'égalité des sexes, en soi, mais aussi en tant que priorité à l'égard du maintien de la paix et de la sécurité internationale".

Un article des Nouvelles News

Les conclusions de la 57e session de la Commission sur le statut de la femme de l'ONU (en anglais)

Par René Begon
Date: 13/09/2013 à 15:55

Depuis quelques mois, le groupe citoyen volontaire Ginger se penche sur la question des violences, « institutionnelles » cette fois, faites aux femmes. Notamment l'une des plus prégnantes à l'heure actuelle : Les politiques d’austérité. Travailleuses, chômeuses, étudiantes, allocataires… Les membres du groupe ont fait le choix de réfléchir et d’agir ensemble, de ne pas se laisser diviser et surtout de ne pas chercher de bouc-émissaire dans un groupe social moins favorisé.

Se basant sur la diversité de leurs expériences, sur l’expertise du quotidien, elles ont élaboré un tract qui fut distribué lors de la manifestation contre l’austérité du 14 novembre 2012.  A la recherche de modes d’action ludiques et visuels, les Gingers ont utilisé le personnage de la sorcière, de tout temps symbole de la femme libre mise au ban de la société, en assimilant au passage certaines mesures de la procédure d’activation des chômeurs/euses à une moderne inquisition : l’inquisitiOnem.

Il ne s’agit pas faire la révolution dans un verre d’eau, mais d’attirer l’attention de nos décideurs-euses sur l’impact genré de leurs politiques, qui risquent bien de placer un grand nombres de femmes- et quelques hommes aussi, ne soyons pas sectaires- dans une situation de dépendance à leur partenaire (via le statut de co-habitant-e «  privilégié ») des personnes qui ont cotisés ou cotiseront comme tout le monde …

La dépendance économique expose aux violences entre partenaires, en plus d’être peu conforme à la dignité humaine. Depuis lors, des réseaux se sont créés, et des partenariats ont émergés : Les sorcières ont entre autres participé au défilé des Pointés du doigt, le 21 décembre 2012 et ont donné une interview au CADTM  (Comité pour l'Annulation de la Dette du Tiers Monde), qui sera publiée dans le prochain magazine Cétro (pastiche altermondialiste du journal gratuit Métro, paraissant une fois par an).

Vous les trouverez également dans le dernier numéro d’été de C4, le magazine de l'association liégeoise "D'une Certaine GaieLes Sorcières en pleine manifté" (n° 217 : Spécial éducation permanente, ça tombe bien !).

Les membres de Ginger envisagent pour les mois à venir une réflexion sur les pistes proposées par les différents mouvements sociaux, entre autres la question du revenu de base, mais aussi sur les initiatives concrètes mises en place par des citoyennes au Nord comme au Sud pour pallier les coupes dans les politiques sociales.

Parce que nous sommes citoyennes à part entière.

Légende photo: les sorcières du groupe Ginger dénoncent l'inquisition qui frappe en premier lieu les chômeuses

Le logo de Ginger

Programme d'été du groupe Ginger

  • Stage de base d'auto-défense pour femmes  (Mental- Verbal et Physique )

Les lundis  05/08, le 12/08, 19/08, et 26/08 de 13 h à 16 h

Lieu: Rue Maghin, 11- 4000 Liège

Inscriptions  et questions au 04/ 223 68 18 ou 0497/ 34 16 26

Ou sur ginger [at] cvfe [dot] be

  •  Ciné-club  les vendredis  de 13 à 16h30 (entrée libre, discussion après la projection)

Lieu: Rue Maghin, 11- 4000 Liège

 Vendredi 02/08 TWILIGHT et les " nouveaux" contes de fées"

Vendredi 09/08 : Les manipulateurs : LES NUITS AVEC MON ENNEMI ( à confirmer)

Vendredi 16/08 :  LES FEMMES DU BUS 678  (film Egyptien) :  Le harcèlement sexuel dans l'espace public et ailleurs

Vendredi 23/08: HUNGER GAMES  : La force des femmes


Par René Begon
Date: 31/07/2013 à 15:06

Vous désirez valider votre projet professionnel ?

En 2 mois, nous vous proposons de vous soutenir dans un projet en acquérant :

  • Les infos et les outils nécessaires à la mise en œuvre de celui-ci
  • Une meilleure connaissance du paysage socio-économique, de l'environnement du travail et une bonne représentation des attentes des employeurs
  • Les réflexes et les outils adaptés en matière de recherche active d'emploi

"En deux mois, mon bagage pour l'emploi" est une formation qui propose un soutien intensif à la recherche d'emploi.

Le module s'adresse à des personnes ayant déjà choisi leur orientation professionnelle et prête à trouver un emploi ou à s'investir dans une formation qualifiante.

Des séances d'informations auront lieu aux dates suivantes :

  • le 9 juillet 2013 à 9h30
  • le 23 juillet 2013 à 10h00

Les séances d'infos ont lieu à SOFFT (En Féronstrée 23, 4000 Liège).Logo de SOFFT

Des informations peuvent également être obtenues auprès de Mauricette Kohn ou Francine Scaillet au 04 250 96 96.

La formation débute le 20 août 2013.


Par René Begon
Date: 25/06/2013 à 14:02

La journée « Le jour où j’ai découvert ma force », organisée par le CVFE pour fêter le 5e anniversaire de seLe groupe Ginger présentant la journées formations à l’auto-défense pour les femmes, s’est déroulée avec un franc succès le vendredi 14 juin à l’Espace provincial Belvaux à Grivegnée.

Une soixantaine de personnes, principalement des femmes, ont participé aux activités. Le matin, le groupe citoyen Ginger, composé de pratiquantes de l’auto-défense passées par les formations du CVFE, a rappelé ses origines et celles des techniques d’auto-défense sur le mode humoristique, à partir d’un diaporama illustré et d’une séance de slam. Ensuite, deux des Ginger ont présenté quelques conseils d’auto-défense à la manière des « Faux contacts » du regretté Manu Thorau : une série de courts sketches tout à fait hilarants !

Après l’apéritif d’anniversaire et le buffet, l’après-midi a été consacré à des ateliers actifs : auto-défense physique et verbale, peinture sur T-shirts et détournement de chansons, ainsi qu’à une conclusion en plénière.

En soirée, les participantes se sont retrouvées autour d’un couscous, avant de reculer les tables pour danser au son des rythmes de DG Roger…

Une chouette journée à la fois instructive et distrayante…

Organisée avec le soutien de Province de LiègeLogo de la Province de Liège

Photo du haut: le groupe Ginger a présenté le programme de la journée

Photo du bas: une vue du public rassemblé à l'Espace Belvaux

Une vue du public

Par René Begon
Date: 20/06/2013 à 16:36