Les Batelières de l’Espoir ont fait l’objet d’un documentaire ! Sophie Louwette, réalisatrice amatrice et passionnée, a choisi de braquer sa caméra sur les Batelières de l’Espoir, groupe d'Éducation permanente du CVFE, dans le cadre des ateliers documentaires organisés à la Zone autour de la thématique « (dés)enfermement ».

"Des femmes qui ont subi de la violence n'oublient pas que leur force c'est l'unité. Dans leur groupe de parole, la solidarité leur donne courage, force, confiance pour avancer et construire leur vie."

 Un bel hommage à la lutte contre les violences faites aux femmes !

La projection est prévue le dimanche 12 février à 17h à la Zone, quai de l’Ourthe 42 – 4020 Liège.  

Lien facebook de l'événement, ici

 

Sur les activités réalisées par les Batelières de l'Espoir et les pratiques d'Éducation permanente du CVFE, voir nos récentes publications:  

Face à la violence, que peut l'espoir ?

Battre les cartes, échanger les places, partager les savoirs. Immersion dans un groupe d'éducation permanente.  

 

 

 

Par Héloïse Husquinet
Date: 23/01/2017 à 13:19

Le 10 février 2017, le département d’Éducation permanente du CVFE organise une présentation des réalisations des groupes animés durant l’année 2016.

Cette rencontre sera l'occasion de découvrir les oeuvres des femmes et un outil d'animation créé par elles, d'écouter du slam, de chanter toutes ensemble mais aussi de réfléchir aux envies, thèmes, idées d’actions et activités à mettre en place pour l’année 2017.

Rendez-vous donc le vendredi 10 février à partir de 16h à la Brasserie Haecht, rue Vivegnis 253 !

Enfants bienvenus, entrée gratuite, réservation obligatoire.

 

Invitation retrouvailles groupes d'Éducation permanente CVFE 10 février

Par Héloïse Husquinet
Date: 23/01/2017 à 13:13

L'appel au boycott du service communautaire pour les bénéficiaires du CPAS a été lancé par le Réseau wallon de lutte contre la pauvreté et l'Association de défense des allocataires sociaux. Plus de soixante associations ont déjà signé l'appel qui dénonce le recul social que représente cette mesure votée à l'initiative du Ministre fédéral de l'Intégration sociale, Willy Borsus.

Prester gratuitement des services présente un risque très élevé de devenir une condition au maintien de l'aide financière octroyée. Même s'il est présenté comme volontaire, le service communautaire sera inclus dans un PIIS (projet individualisé d'intégration sociale), qui constitue un contrat imposé désormais à tout bénéficiaire du CPAS et assorti de sanctions possibles. Cette mesure menace le droit au revenu minimum, précarise les plus pauvres, notamment les familles monoparentales, où, dans une proportion très grande, le chef de famille est une femme. Mais aussi, elle fragilise l'emploi rémunéré dans le secteur des services aux personnes et à la communauté, sous financé et soumis à des pressions de rentabilité financière.

Lire l'appel

L'appel à boycotter le service communautaire s'adresse aux élus locaux, aux employeurs du non-marchand, aux asbl et aux CPAS, qui font eux-mêmes partie des très nombreux organismes habilités à "offrir cette opportunité"  que constitue le travail gratuit pour les bénéficiaires du RIS.

Par Anne Delepine
Date: 20/12/2016 à 22:57

Les femmes sont depuis toujours les premières victimes des mesures discriminatoires en matière de travail et de chômage. L'exclusion du bénéfice des allocations d'insertion, la dégressivité des allocations et les dérives de plus en plus inégalitaires du fonctionnement des CPAS, tout cela relève d'un système cohérent de domination patriarcale qui cible prioritairement les femmes les plus précarisées.

Lire

Par René Begon
Date: 16/12/2016 à 09:39

Retour sur les animations menées par les Batelières de l’Espoir ces 25, 29 novembre et 9 décembre autour de l'exposition 'Créer pour (s')oublier'  à l'Espace Wallonie de Liège

30% des femmes qui ont eu des relations de couple signalent avoir subi une forme de violence physique et/ou sexuelle de la part de leur partenaire. C’est ce que révèlent les estimations de l’OMS . La violence conjugale est aujourd’hui reconnue comme un véritable fléau social. Si elle touche doublement les femmes en situation de précarité, elle n’épargne aucune classe sociale ni aucune tranche d’âge.

Ce constat a été confirmé de manière flagrante lors de l’animation organisée par les Batelières de l’Espoir à l’Espace Wallonie de Liège. Dans le public – qu’il s’agisse d'étudiant-e-s ou de femmes issues de milieux variés – l’émotion transfigure les visages et les langues se délient.

Un défi pour les Batelières de l’Espoir.

Elles ont connu des violences conjugales mais décident de porter – en elles et envers les autres – un message d’espoir. Séparées de leur conjoint violent et sorties du cycle de la violence, les Batelières de l’Espoir se réunissent toutes les semaines au CVFE, afin de s’encourager et de se renforcer mutuellement dans le parcours escarpé de la reconstruction de soi. Intégrer ce groupe d'Education permanente leur a permis de prendre le chemin d’une émancipation durable en y puisant force, écoute, soutien. Elles ont construit avec et par le groupe un savoir sur la société et les rapports de domination capable d’expliquer les racines de cette violence et de briser ses rouages.

Lorsque le Service public de Wallonie, dans le cadre de la Journée internationale de Lutte contre les Violences faites aux Femmes, et de la Campagne du Ruban blanc a proposé aux Batelières de mettre en place une activité autour de l’exposition 'Créer pour (s')oublier' , ce fut pour le groupe d’un vrai challenge : dépasser le repli sur soi pour prendre la parole en public, troquer la casquette d’animées pour celle d’animatrices, assumer devant des regards inconnus une expérience douloureuse pour permettre à d’autres d’en sortir ou de s’en prémunir.

Déroulement des animations

D'abord, visite de l’exposition des dessins et des textes d' Emilie Ringlet, jeune illustratrice, elle-même victime de violence conjugale : les tableaux évoquent les différentes étapes du cycle de la violence conjugale, ses effets et ses conséquences. Ensuite, les participant-e-s étaient invité-e-s à exprimer les ressentis que ces illustrations suscitent en eux/elles.

L’occasion de créer un premier contact entre les Batelières et le public – contact, dès le départ, chargé d’émotion. Certaines femmes dans le public ont pu affirmer : "J’ai fondu en larmes dès le premier tableau…je pense que je suis passée par tous les tableaux…cela m’a ramenée à mon passé, je me suis rendue compte de la force que j’ai eu…". D’autres ont reproché à l’exposition de ne pas assez insister sur la guérison et la reconstruction.

Ensuite commence l’intervention des Batelières. Debout, haut et fort, elles ont entonné une chanson, une ode à leur rencontre : « J’ai rencontré des femmes formidables, des femmes qui ont changé leur destin, des femmes qui ont rassemblé toutes leurs ressources, des femmes qui ont choisi de bouleverser leur route…».

Les participantes ont ensuite été invitées à participer à un jeu de dominos sur le thème de la violence intrafamiliale. Ce jeu inédit, inventé par les Batelières, agence diverses cartes évoquant une caractéristique de la violence conjugale (effets, conséquences, causes, portes de sortie). Il envisage les allers-retours et multiples chemins qui peuvent être mis en place pour sortir de la violence intrafamiliale. Chaque carte posée est une opportunité pour la joueuse de s’exprimer sur le thème abordé, tandis que collectivement, par association des cartes les unes aux autres, des chemins de sortie de la violence sont progressivement mis au jour.

Les Batelières ont pris le rôle de 'maîtresses' du jeu, permettant à chacun-e de prendre part à la discussion et de s’exprimer librement.

Une mission de sensibilisation réussie!

A chaque fois, quel que soit le profil des groupes, l’échange s’est révélé extrêmement riche et la sensibilisation efficace. Les Batelières ont su créer la rencontre et le dialogue avec les plus jeunes et avec certaines femmes qui ont osé parler d’un vécu de violence conjugale (dans leur propre couple, ou dans leur entourage) qu’elles gardaient secret.

Chapeau bas aux Batelières donc! A travers cette animation, elles se sont donné les moyens de prendre une belle revanche sur leur passé, et de révéler leur puissance d’agir en passant du statut de « victimes » à celui de guides, maîtresses du jeu et de leur vie.

Par Anonyme
Date: 15/12/2016 à 12:26