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Dimanche après-midi, 4 mars, sur la Place Saint Lambert, face au Palais de Justice à Liège, 150 à 200 personnes s’étaient rassemblées pour rendre hommage à Oumou Tabaré Diallo, jeune liégeoise d’origine guinéenne, mère de deux enfants, assassinée par son conjoint après des violences conjugales répétées et dont le corps sans vie a été retrouvé le 14 février. L’initiative de ce rassemblement a été prise par Diaryatou Bah, qui milite contre les violences faites aux femmes, en particulier contre l’excision des petites filles. Diverses associations ont soutenu son initiative.

Le CVFE était présent à ce rassemblement, voulant témoigner son soutien à la famille d’Oumou,  et aussi "rappeler que les violences conjugales ne sont pas le fait d'une communauté, que les violences conjugales touchent une femme sur cinq en Belgique, et qu'en Europe, une femme est tuée tous les trois jours. Il y a beaucoup de raisons qui empêchent les femmes de dénoncer les violences qu'elles vivent et, parmi les raisons principales, il y a la manière dont elle va être accueillie et entendue au commissariat de police, aux urgences ... Est-ce qu'on va lui renvoyer le fait qu'elle est responsable de ce qu'elle vit ou est-ce qu'on va lui parler d'une problématique qui est sociétale et qui est mondiale?"

Kadiatou Bah, membre-fondatrice de SabouSud, une association liégeoise qui aide les enfants en Guinée a déclaré au journaliste de la RTBF : "Il faut que les femmes arrêtent de rester près de leur mari si elles sont tous les jours victimes de violences. Qu'on arrête de dire, c'est ma vie privée, je ne vais pas aller dénoncer mon mari. Non. C'est surtout les mères qui disent à leurs filles: moi, chez ton papa, j'avais subi la même chose, mais j'ai pardonné. C'est pour ça que tu es là aujourd'hui, sinon, tu ne serais pas là. Mais si on continue à subir, nos mères subissent, nous, nous subissons, et puis nos filles subissent? C'est pour cela qu'aujourd'hui on doit dire stop".

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