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Le 9 février 2018, à Saint-Nicolas, Claudine H. a été poignardée par son ex-époux contre lequel elle avait témoigné dans un dossier d’attouchements sexuels. Elle craignait cette issue.

Le 14 février 2018, à Wandre, le corps sans vie de Oumou D. a été retrouvé, enterré dans le jardin de son habitation. La jeune femme de 26 ans avait été poignardée. Son compagnon, qui nie l’avoir tuée, a été placé sous mandat d’arrêt. Elle avait deux jeunes enfants.

Le 12 février 2018, à Wandre, le corps ensanglanté de Sabrina S. a été retrouvé dans le garage de son habitation. La victime présentait de lourdes blessures au crâne. Le décès était considéré comme suspect par la justice.

Combien de femmes meurent de violence, parce qu'elles sont des femmes, en Belgique ? La réponse à cette question, qui devrait être évidente, ne l’est pas. Le blog consacré aux féminicides dans notre pays milite pour sortir ces victimes de l'oubli, leur rendre hommage, mettre des visages sur ces chiffres. Il épluche la presse, décortique les faits divers en ligne, pas toujours explicites. Il recense 39 décès de femmes en 2017 et 7 déjà pour le début de l’année 2018. Il cherche ainsi à alimenter un travail de sensibilisation sur l'ampleur et l'impact des violences machistes en Belgique et à rompre avec la banalisation du phénomène.

Si vous voulez aider dans cette tâche, contactez stopfeminicide [at] gmail [dot] com

Pour en savoir plus sur ce qu’est le féminicide, l'ONU a publié une fiche explicative.

Mais aussi, demandons-nous combien d’enfants sont exposés à cette violence, victimes ou témoins.

La Convention d’Istanbul, ratifiée par la Belgique en 2016 sur les violences faites aux femmes, accorde une grande importance aux enfants en tant que témoins mais aussi en tant que victimes. L’infraction commise à l’encontre ou en présence d’un enfant est une situation aggravante (art. 46), il.elle doit bénéficier d’une protection (art. 56) et d’un soutien spécifiques (art. 18) en tant que personne vulnérable.