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L'appel au boycott du service communautaire pour les bénéficiaires du CPAS a été lancé par le Réseau wallon de lutte contre la pauvreté et l'Association de défense des allocataires sociaux. Plus de soixante associations ont déjà signé l'appel qui dénonce le recul social que représente cette mesure votée à l'initiative du Ministre fédéral de l'Intégration sociale, Willy Borsus.

Prester gratuitement des services présente un risque très élevé de devenir une condition au maintien de l'aide financière octroyée. Même s'il est présenté comme volontaire, le service communautaire sera inclus dans un PIIS (projet individualisé d'intégration sociale), qui constitue un contrat imposé désormais à tout bénéficiaire du CPAS et assorti de sanctions possibles. Cette mesure menace le droit au revenu minimum, précarise les plus pauvres, notamment les familles monoparentales, où, dans une proportion très grande, le chef de famille est une femme. Mais aussi, elle fragilise l'emploi rémunéré dans le secteur des services aux personnes et à la communauté, sous financé et soumis à des pressions de rentabilité financière.

Lire l'appel

L'appel à boycotter le service communautaire s'adresse aux élus locaux, aux employeurs du non-marchand, aux asbl et aux CPAS, qui font eux-mêmes partie des très nombreux organismes habilités à "offrir cette opportunité"  que constitue le travail gratuit pour les bénéficiaires du RIS.