Le CVFE et Anne Borlée, conteuse et formatrice, vous proposent de partir à la découverte de cet outil, qui est aussi un art, aussi vieux que l’humanité.

Drôles, cruels ou tendres, « moraux » ou érotiques … Les contes portent en eux un désir profond : celui d’interroger le monde, de questionner la vie et l’univers tout entier.
La parole se met au service d’un récit pour, à travers sa sonorité, faire vibrer les mots dans toute leur profondeur, leur sens, leur force, et transmettre ainsi un message qui parle directement à l’inconscient et au coeur de ceux et celles qui le reçoivent.

Au Programme :

  • Exploration autour de l'oralité et de l'imaginaire ;
  • Découverte d'un répertoire autour de la thématique ;
  • Travail corporel, vocal, sensitif ;
  • Travail de présence au groupe dans un cadre artistique et scénique ;
  • Liens vers des questionnements philosophiques, personnels, sociologiques, …;
  • En option : travail d'une histoire dans le but de la partager à un public

Calendrier :

De mai à juin 2018 (journées et demi-journées en alternance)
07 mai, 14 mai, 28 mai, 04 juin, 11 juin, 25 juin et 29 juin

Inscriptions :

Contact : 0471/60.08.48 ou educperm [at] cvfe [dot] be
PAF : 30 euros pour le module complet (l’argent ne doit pas être un frein : contactez-nous)
Attention ! Groupe limité à 10 personnes

Par Floriane Jammot
Date: 30/03/2018 à 12:04

Le projet européen « PIE4shelters » permettra aux services qui accueillent des personnes sans-abri de répondre plus efficacement et de manière plus appropriée aux besoins complexes des femmes sans abri victimes de violences de genre.

Le projet, initié par la Feantsa, appuiera les services d’accueil et d’hébergement en les formant à devenir des « PIE » (de l’anglais : « psychologically informed environments » ou environnements psychologiquement informés) grâce à une formation approfondie du personnel de ces services. Il mettra l'accent sur une manière de travailler sensibilisée au genre et au traumatisme.

Un environnement « PIE » est une institution « qui prend en compte la composition psychologique - la pensée, les émotions, les personnalités et l'expérience passée - de ses participant-es dans la manière dont elle opère. » [Johnson, Services psychologiquement informés pour les sans-abri - Guide des bonnes pratiques, 2012].

Le projet PIE4shelters promouvra également une manière de travailler sensible au traumatisme et sensible au genre.

Cependant, ce type d’approche va légèrement au-delà des soins fondés sur les traumatismes, il vise à éclairer tous les éléments de la mise en place et de la prestation des services en prenant en considération la dimension psychologique des violences vécues, comme par exemple :

  •  La compréhension de l’impact traumatique sur le comportement 
  • La conception du comportement comme communication 
  • La compréhension et le travail pour soutenir les processus de changement positif 
  • La récupération des traumatismes.

C'est pour cette raison que « PIE4shelters » a choisi de se référer principalement au terme « PIE ».

Une première cartographie a révélé les besoins de formation suivants :

  • Permettre à tout le personnel de reconnaître les victimes « dès qu'elles entrent dans le service » 
  • Permettre à tout le personnel de lancer une première conversation avec une victime 
  • Comment soutenir les femmes qui vivent dans une relation abusive avec un autre sans-abri ou, après la séparation, ne peuvent éviter de rencontrer l'ex-partenaire dans les services 
  • Comment lutter contre l'abus dans les services 
  • Comment traiter, principalement les hommes, les agresseurs.

Les principales activités et résultats attendus du projet:

  •     Développer un cadre de formation PIE, groupe cible sont les services pour les sans-abri.
  •     Former le personnel de première ligne et de gestion travaillant avec les services d'aide aux sans-abri dans les pays partenaires HU, BE, IE, IT, UK
  •     Organiser des manifestations nationales de sensibilisation aux EIP dans les pays partenaires, le groupe cible sont les services pour les sans-abri

PIE4shelters, subventionné par le programme de la Commission Européenne « Droits, Égalité et Citoyenneté », commencera le 1er février 2018 et s’étalera sur deux années.

Les partenaires européens sont :

  • FEANTSA - Belgique / Union Européenne 
  • CVFE – Collectif contre les Violences Familiales et l’Exclusion - Belgique ;
  • BMSZKI – assure la coordination du projet – Hongrie ;
  • Safe Ireland – coordonne une activité - Irlande 
  • DePaul –Peter Cockersell, expert anglais freelance en PIE, interviendra sous la responsabilité de l’association DePaul – Grande-Bretagne.

Les formations et les événements de sensibilisation seront accessibles gratuitement. Les informations et les dates seront prochainement publiées sur notre site Internet dans cette section. Pour plus d’informations, prenez contact avec Aïcha Ait Hmad (aichaaithmad [at] cvfe [dot] be).

Par Floriane Jammot
Date: 16/03/2018 à 10:51

 Dounia Tamara Awa 

     PREMIERE PROJECTION PUBLIQUE : LE MERCREDI 28 MARS À 10h AU CINÉMA LE SAUVENIERE

Film d’animation sur la violence conjugale et le regroupement familial produit par le Collectif contre les Violences Familiales et l’Exclusion (CVFE) avec des femmes anciennement hébergées dans le refuge, et Caméra Etc, avec le soutien de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

Au départ, ce projet s’est inscrit dans la lignée d’un questionnement initié en 2014 et qui a débouché sur une étude d’éducation permanente « Violence conjugale et regroupement familial : des femmes se mobilisent pour une sensibilisation préventive ». Cette étude a été réalisée par Bijou Banza et Nadia Uwera, deux intervenantes du CVFE avec une vingtaine de femmes ayant été victimes de violences conjugales après leur arrivée sur le territoire belge.

Suite à cette étude, les auteures et les participantes ont souhaité traduire leurs conclusions en action en créant un outil audiovisuel. Le projet a pu compter sur la coopération, la créativité et l’implication de ces femmes.

Ce film d’animation raconte l’histoire de trois femmes, chacune ayant une histoire individuelle mais toutes plongées dans la même réalité.

Les dialogues sont exprimés dans un langage universel et les personnages filmés en ombre chinoise. 

Rien n’est montré, tout est suggéré avec finesse. Le film peut paraitre dur mais il est surtout juste et réaliste vis-à-vis des expériences vécues par les femmes concernées.

Trois buts sont visés :

  1. Conscientiser et rendre plus attentives les politiques belges à la double violence que vivent les victimes ;
  2. Conscientiser les professionnels sur les formes que peut prendre la violence conjugale en contexte migratoire et sur les droits dont bénéficient les victimes ;
  3. Sensibiliser les femmes dans leurs pays d’origine sur les réalités conjugales et migratoires.

Cette projection sera suivie par un débat animé par Nadia Uwera et Roger Herla, intervenant-es au CVFE.

Informations pratiques :

Quand ? Le mercredi 28 mars à 10h
Où ? Au cinéma le Sauvenière
Comment ? Entrée gratuite mais inscriptions souhaitées auprès de florianejammot [at] cvfe [dot] be

 

Affiche dounia tamara awa

 

Par Floriane Jammot
Date: 09/03/2018 à 12:24

Voici tout juste un an, depuis le 8 mars 2017, la Ligne @ecouteviolencesconjugalesbe est devenue accessible 24h/24 et 7 jours sur 7. Jusque-là, le 0800/30 030 était uniquement accessible les jours ouvrables, de 9 à 19 heures.

Ecoutez l'interview de nos collègues sur la RTBF ce matin.

C'est grâce à une collaboration entre les Pôles de ressources spécialisées en violences conjugales et intrafamiliales et la Fédération des Centres de Télé Accueil, qu'est assurée, via le 0800 30 030, une écoute téléphonique continue, anonyme et gratuite pour les personnes confrontées, à titre privé ou professionnel, directement ou indirectement, à des situations de violences entre partenaires. 4862 appels ont été pris en charge en 2017. Qui appelle la ligne ? Les victimes de violences, des femmes à plus de 90 %, sont les plus nombreuses à former le 0800 30 030, suivies des services et professionnel·le·s du secteur (plus de 500 appels en journée), puis des proches des victimes (près de 400, la journée) et, enfin, des auteur·e·s (des hommes, une quarantaine lors des permanences de jour). La Ligne d’écoute est souvent la première « porte » à laquelle les victimes qui ose dévoiler leur souffrance s’adressent, puisque plus de la moitié des appels traités en journée sont des premiers appels. Les victimes dévoilent difficilement les situations de violences conjugales, ne sachant à quelle poste frapper, ni si elles seront entendues et comprises. En Wallonie, 15 488 plaintes pour violences dans le couple (physique, psychologique, sexuelle, économique) ont été enregistrées en 2016. A Bruxelles, 3 597 plaintes ont été déposées en 2016. Mais l’on sait qu’elles ne rendent pas compte de la réalité, en raison de l’importance du chiffre noir. D’après l’enquête 2014 de l’Agence des droits fondamentaux de l’Union, plus d’une femme sur 3 en Belgique a subi des violences physiques et/ou sexuelles depuis l’âge de 15 ans. La mise en place d’une écoute téléphonique gratuite pour les violences conjugales constitue une des mesures du plan d’action national 2015 -2019 de lutte contre les violences basées sur le genre.

Par Anne Delepine
Date: 08/03/2018 à 17:26

Dimanche après-midi, 4 mars, sur la Place Saint Lambert, face au Palais de Justice à Liège, 150 à 200 personnes s’étaient rassemblées pour rendre hommage à Oumou Tabaré Diallo, jeune liégeoise d’origine guinéenne, mère de deux enfants, assassinée par son conjoint après des violences conjugales répétées et dont le corps sans vie a été retrouvé le 14 février. L’initiative de ce rassemblement a été prise par Diaryatou Bah, qui milite contre les violences faites aux femmes, en particulier contre l’excision des petites filles. Diverses associations ont soutenu son initiative.

Le CVFE était présent à ce rassemblement, voulant témoigner son soutien à la famille d’Oumou,  et aussi "rappeler que les violences conjugales ne sont pas le fait d'une communauté, que les violences conjugales touchent une femme sur cinq en Belgique, et qu'en Europe, une femme est tuée tous les trois jours. Il y a beaucoup de raisons qui empêchent les femmes de dénoncer les violences qu'elles vivent et, parmi les raisons principales, il y a la manière dont elle va être accueillie et entendue au commissariat de police, aux urgences ... Est-ce qu'on va lui renvoyer le fait qu'elle est responsable de ce qu'elle vit ou est-ce qu'on va lui parler d'une problématique qui est sociétale et qui est mondiale?"

Kadiatou Bah, membre-fondatrice de SabouSud, une association liégeoise qui aide les enfants en Guinée a déclaré au journaliste de la RTBF : "Il faut que les femmes arrêtent de rester près de leur mari si elles sont tous les jours victimes de violences. Qu'on arrête de dire, c'est ma vie privée, je ne vais pas aller dénoncer mon mari. Non. C'est surtout les mères qui disent à leurs filles: moi, chez ton papa, j'avais subi la même chose, mais j'ai pardonné. C'est pour ça que tu es là aujourd'hui, sinon, tu ne serais pas là. Mais si on continue à subir, nos mères subissent, nous, nous subissons, et puis nos filles subissent? C'est pour cela qu'aujourd'hui on doit dire stop".

 Accédez ICI  au reportage de la RTBF.

Par Anne Delepine
Date: 06/03/2018 à 18:31